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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 08:28

Communiqué de presse

 






Groupe Isère

Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère

5 place Bir- Hakeim  38000 Grenoble

isere@amisdelaterre.org

 

Les Amis de la Terre Isère s’opposent à la candidature de Grenoble aux Jeux olympiques d’hiver de 2018

 

 

L’empreinte écologique des Jeux Olympiques d’hiver

 

La question des JO est d’actualité, quel que soit leur lieu d’implantation. C’est une question sensible, car les enjeux économiques, politiques et sportifs sont forts. Sans minimiser l’importance de ces dimensions, nous estimons que dans le présent contexte l’urgence est de procéder à l’évaluation la plus précise possible de l’empreinte écologique des Jeux Olympiques d’hiver.

 

Le contexte : Sans qu’il soit besoin de le détailler ici, il est bien sûr celui

- des ressources énergétiques fossiles en cours de raréfaction accélérée,

- de la précarité aggravée d’une proportion croissante de la population mondiale,

- de changements climatiques majeurs aux conséquences très inquiétantes pour la vie sur terre.

On ne peut donc plus poser la question des jeux olympiques comme on la posait il y a vingt ans, à fortiori comme il y a quarante ans (sauf si l’on était écologiste)

C’est pourquoi les Amis de la Terre estiment indispensable de procéder à cette évaluation, à partir de laquelle chacun  pourra se positionner.

 

Aspects institutionnels

 

Dans la grille des 11 critères de sélection du comité international olympique (CIO), les critères environnementaux (conditions et impacts) viennent en dixième position, et représentent 2 points de coefficient sur 35. Et l’on peut constater que pour les JO de 2014 la ville de Sotchi, finalement retenue, avait le projet environnemental le plus bas (5-6 sur 10), Salzbourg (8-9 sur 10), Peyongchang (7-8 sur 10). Les critères environnementaux, prenant en compte le souci des équilibres naturels,  ne sont absolument pas déterminants.

C’est juste un thème de discours sacrifiant à la mode du développement durable.

 

Aspects en relation avec l’aménagement du Territoire

 

A – L’exemple de la région urbaine grenobloise

 

Dans ce domaine, l’expression des décideurs économiques et politiques de la région grenobloise est sans équivoque : « les JO, c’est quoi ? les JO c’est le BTP, c’est les infrastructures routières » (le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Grenoble, FR3, 09/09/2008)

 

Par ailleurs, le projet GIANT incluant la réalisation de la Rocade Nord de Grenoble, est clairement mis en relation avec le «  projet olympique » par le maire de Grenoble, ainsi que l’élargissement de l’A 480 et l’augmentation des capacités de l’aéroport de Saint Exupéry. Selon cette logique,  la réalisation de l’autoroute A51 jusqu’à GAP devrait faire partie des mesures de « l’indispensable désenclavement de la ville ».

 

Tous ces projets vont dans le sens de la réalisation d’une continuité urbaine, une mégapole allant de Genève à Valence : le contraire d’une ville à taille humaine préservant les espaces agricoles et naturels, dont la prochaine génération aura le plus grand besoin.

 

Un modèle de développement incompatible avec les données écologiques du très proche futur.

 

 

B – Le cas des JO de Turin 2006 (500 000 spectateurs + 2 500 athlètes)

 

Ces Jeux sont présentés comme l’exemple type des Jeux écologiquement propres et promoteurs d’un développement durable.

Selon les données rassemblées par Legambiente (consultables sur son site), la plupart des 65 structures construites pour l’occasion sont au cœur de plusieurs controverses : stades à démolir ou à réadapter, gares ferroviaires en friches, parkings géants inutiles et/ou inadaptés – pistes de bobsleigh et tremplins peu ou pas utilisés (exemple à rapprocher du tremplin de Saint Nizier, abandonné depuis 1972).

 

Les coûts financiers et écologiques sont très importants :

des dizaines de millions d’euros, sans retour d’investissement

des centaines d’hectares artificialisés aux dépens de surfaces agricoles

des dizaines d’hectares de forêts transformées en friches, ou en espaces bétonnés

 

Eau et énergie (source site CIPRA Commission Internationale pour la PRotection des Alpes)

 

En deux semaines les JO de Turin ont consommé autant d’eau qu’une ville de 600 000 habitants pendant un an.

Il est plus difficile d’évaluer la quantité d’énergie consacrée à la construction de 80 grands ensembles, comme à Pragelato, structures aujourd’hui fantômes et attendant de problématiques acheteurs.

La dette résultant des JO de Turin (63,6 M€) constitue au-delà de la dimension purement financière hors du champ de notre évaluation, un problème écologique d’aménagement du territoire. Les investissements publics potentiels sont asséchés par cette dette. C’est du non développement durable garanti.

 

Impacts écologiques collatéraux

 

Très importantes mais très difficiles à évaluer sont les surconsommations d’énergie -affichages électroniques-, de papier -affichages publicitaires – (Coca Cola, MacDo, etc…) de produits dérivés,  toutes consommations liées à la dimension commerciale, elle-même dimension incontournable des JO.

Il est raisonnable d’estimer que des Jeux se déroulant à Grenoble, Annecy, Nice ou Pelvoux amèneraient des impacts équivalents à ceux de Turin, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

De même, le formatage des paysages de montagne pour les rendre aptes aux accès et au déroulement des épreuves a toutes chances d’être aussi dommageable et aussi durable qu’on a pu le constater lors des jeux de Turin. 

 

Conclusions   

 

1 - On peut estimer que les projets Jeux Olympiques, Championnats du Monde et autres manifestations internationales peuvent être rendus écologiquement, économiquement et socialement acceptables, donc conformes aux standards du développement durable, aux conditions élaborées par CIPRA :

- consensus social et participation des citoyens : le CIO devra valider la candidature à la condition expresse que celle-ci repose sur un vaste consensus social. La participation des citoyens ne pourra se faire que par une information transparente et objective et par l’intégration de leurs représentants dans les instances de décisions.

- contrôle et sanctions : les candidatures devront respecter toutes les normes régionales, nationales et internationales en vigueur, sans possibilité d’y déroger par quelque moyen que ce soit. Le contrôle de ce respect doit être prévu et les écarts sanctionnés.

- fonds pour l’environnement et la reconversion des sites : les fonds garantissant la compatibilité entre le projet et l’environnement ainsi qu’à propos de la reconversion des sites devront être garantis par le CIO et les comités olympiques nationaux, et en aucun cas prélevés sur les comptes publics.

- transparence : les dates et les informations relatives à l’organisation devront être disponibles et accessibles au grand public.

- infrastructures : ne pourront être sélectionnées que les villes (ou régions) disposant déjà d’une bonne part des infrastructures indispensables.

- rapport à l’environnement : tous les projets devront être adaptés aux plus récents standards écologiques.

 

2- On peut aussi estimer que l’objectif de réduire les émissions de CO2 par un facteur 4 d’ici 2050 pour contenir le réchauffement climatique, c'est-à-dire réduire de 75% les émissions, impose de façon imminente de faire porter les premiers efforts sur les activités non vitales. Logement et transports de marchandises constituent des priorités. Le tourisme est une activité secondaire dont l’avenir est dans la relocalisation.

 

Si l’on a cette lecture, on est conduit à une position plus radicale : les JO d’hiver (et d’été très probablement) n’ont plus leur place dans notre futur immédiat, même si l’on ne retient comme base de calcul que le domaine des déplacements.

 

Si le tourisme en milieu montagnard a un avenir, en se relocalisant et en s’écologisant, il n’en est pas de même des manifestations du type JO qui supposent le déplacement de plusieurs dizaines, voire centaines de milliers de personnes sur de longues distances ainsi que l’installation sur place de milliers de résidents temporaires, à priori peu enclins à réduire leur empreinte écologique. Cela se traduit par une surconsommation d’énergie, d’eau et de services. La vie sur notre planète ne peut plus se permettre ce luxe !

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 10:41

Nous relevons dans le dossier qui nous est proposé et au regard de l'intérêt général, quelques lacunes:

 

            · Absence de  communication des conclusions de l'étude effectuée par l'AURG, dans sa version intégrale. Les conclusions de cette étude apportent des appréciations très négatives sur la fonctionnalité et les effets de la Rocade,

 

            · Absence de présentation d'un scénario alternatif à la Rocade Nord.

 

  Pire:
Le document de concertation, P 8, présente dans un encart, ce qui est supposé être le résultat d'un scénario sans rocade.

 

  Or: 
Le scénario de PDU sans Rocade Nord existe, il est élaboré par un collectif d'associations de l'agglomération.

                        -Ce scénario est clair, solide, étayé, il devrait donner lieu à une évaluation d'un niveau de précision comparable à celle du scénario du CGI, ceci est la règle dans le cas d'une procédure de débat public. Nous avons en tête, l'exemple récent du Débat Public sur la liaison Grenoble-Sisteron.

                        -La présentation de ce scénario alternatif a été  à plusieurs reprises demandé par le collectif d'associations (dont nous faisons partie), sans   recevoir de répons du CGI

 

            · Absence de garantie concernant:

 

a) Le contenu du dossier de concertation, en référence au point précédent.

 

b) Le traitement des réponses apportées par les habitants des communes concernées et     l'élaboration du bilan de la concertation.

 

Ces garanties, ne pourraient selon nous être apportées que par le cadre fourni par la procédure de Débat Public, ou par un cadre similaire à l'échelle du projet considéré et comportant la présence d'un magistrat.

 

Nous effectuerons  auprès du président de la CNDP, une démarche l'informant de l'évolution du dossier, dont il a déjà eu connaissance dans sa phase précédente (la consultation  de l'été 2007 à l'initiative du CGI).

 

 

             · Absence de l'avis fourni en mars 2007 par l'ASCOPARG, organisme chargé de la surveillance de la qualité de l'air dans la région grenobloise, à propos de ce projet. Cet avis précisait:

 

            « parmi l'ensemble des bâtiments présents sur une zone urbanisée, ceux recevant des publics     dits sensibles devront être protégés de pollutions. Il s'agit des crèches, écoles et établissements scolaires, des résidences pour personnes âgées et des établissements de soins. »

 

            Cette recommandation vise la réalisation d'une autoroute urbaine, la Rocade Nord, à proximité immédiate du CHU régional.  La non prise en compte de cet avis, nous paraît grave en matière de santé publique et   ouvre  probablement le champ à de multiples contentieux.

 

            · Absence des conclusions de l'étude de l'AURG, mentionnant comme effet probable de la Rocade Nord: l'augmentation du trafic automobile de transit, aux dépends des transports collectifs. 

 

Nous pouvons en déduire que la pollution d'origine automobile augmentera à proximité de l'infrastructure et dans l'ensemble de la cuvette grenobloise, en particulier pour les poussières fines, les dioxydes d'azote et l'ozone, avec un impact important en matière de santé publique.

 

Ces éléments qui vont à l'encontre des objectifs recherchés par le PDU, sont donc absents du dossier.

Il s'agit de graves lacunes, compromettant selon nous, la validité de cette procédure et la validité du projet lui-même.

 

Outre ces lacunes, majeures, dans le dossier de concertation nous relevons quelques incertitudes auxquelles il conviendrai de donner quelques éclaircissements techniques, faute de quoi nous les estimons fallacieux ou erronés.

 

 - Le traitement des ventilations intégré au tunnel, visant à réduire les pollutions, est une technique qui n'existe nulle part dans le monde.

             

            - Effectuer un bilan carbone de la Rocade Nord après réalisation pourrait conduire à quelle décision, s'il s'avérait négatif ? Faudrait-il reboucher le tunnel ?

 

Nous pensons plus prosaïquement qu'il y a ici une utilisation abusive d'un concept porteur et d'actualité pour teinter d’écologie un projet qui est si peu écologique

 

En conclusion, en l'état, ce dossier de consultation nous apparaît plus fait pour  la promotion d'un projet que pour  l'information objective destinée à un débat public. Il procède, selon nous, davantage d'une opération marketing tel qu'elle pourrait être menée par une firme commerciale, que d'une démarche de concertation menée par une collectivité publique.

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 13:14

Le tout récent site du CAIRN : Collectif pour des Alternatives Innovantes à la Rocade Nord de Grenoble, propose beaucoup d'informations sur les alternatives, les fausses idées sur la rocade et une pétition en ligne.

 

Pour vister le site et signer la pétition :

link

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 15:24
Les Amis de la Terre tiendront un stand à Naturissima les 29-30 novembre et 5-6-7 décembre à Alpexpo.
Tous les bénévoles sont les bienvenus !
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 15:19
Les Amis de la Terre Isère ont pour projet de réaliser un film sur la valorisation des déchets, aspect important de la lutte contre le réchauffement climatique. Toute personne souhaitant participer à l'élaboration du film ou connaissant des professionnels ou particuliers travaillant dans ce secteur (méthanisation, tris...) sont les bienvenues.
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 10:17
L'avenir de la politique agricole commune sera au cœur des débats du prochain conseil informel des

ministres de l'Agriculture de l’Union Européenne, à Annecy les 22 et 23 septembre.
C'est pourquoi dès les 20 et 21 septembre, nous serons des milliers pour dire que la politique agricole que nous voulons doit :
  • Redonner à l'agriculture sa vocation première d'alimentation
  • Promouvoir les agricultures paysannes, familiales et créatrices d'emploi
  • Re-localiser les productions et les adapter aux territoires
  • Préserver les ressources naturelles et les équilibres écologiques
  • Garantir le droit à la souveraineté alimentaire des pays du sud et du nord
En effet, la crise mondiale des prix alimentaires mise brutalement en avant par les émeutes de la faim est le résultat des politiques libérales imposées depuis 20 ans.

Réclamons dès maintenant une autre PAC, légitime, solidaire et vraiment durable, qui sera un levier considérable pour réguler les marchés et arrêter la précarisation et la disparition des paysans !

La politique agricole que nous voulons est la seule capable de relever les défis alimentaires, sociaux et environnementaux auxquels l’humanité est confrontée. En nous rapprochant des producteurs et par nos choix de consommation, nous pouvons la soutenir.

EXIGEONS LE DROIT A LA SOUVERAINETE ALIMENTAIRE

liens : http://www.changeonslapac.org/

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 16:14
Projection (gratuite) du film à EVE (Espace Vie Etudiante, sur campus universitaire), 19H30 Mardi 22 avril

la réalité sur la contamination des agricultures classiques par des Organismes Génétiquement Modifiées (OGMs) à travers l'exemple du miel.

Pour le programme complet de la semaine voir le site d'EVE :
link
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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 17:08

C'est le premier acte que les deux communes peuvent attaquer en justice, alors elles ne s'en privent pas : vendredi 29 février à 11 heures, les Villes de Saint-Martin-le-Vinoux et La Tronche avec pour avocate Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement déposeront au tribunal administratif de Grenoble un recours contre l'arrêté du Conseil général de mise à l'étude de la rocade Nord de Grenoble, arrêté pris fin septembre 2007.
« Après le simulacre de consultation de la population organisé durant l'été 2007, cet arrêté est en fait l'acte fondateur de la rocade Nord, qui fixe notamment le périmètre d'étude », précise-t-on du côté des deux communes, qui ont toutes deux prononcé un avis défavorable sur ce projet. Le Conseil général avait, le 4 février, rejeté le recours gracieux déposé par ces communes.


 
Paru dans l'édition 38 du Dauphiné Libéré du 27/02/2008
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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 14:45



















Pour celles et ceux qui ne sont pas encore convaincus de l'inutilité du projet, plein d'infos sur : 

http://www.contrefortsbastille.fr/spip.phprubrique12

http://www.greblog.net/grenoble/tag/rocade20nord 

http://www.greblog.net/grenoble/post/2007/10/31/Le-point-sur-les-polluants-a-Grenoble-2/2            

Rocade-Nord-Bouchons140208--copie-1.jpg

Rocade-Nord-Pollution14.02.08-.jpg

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 13:16

 

Film des Amis de la Terre Isère (réalisation Marc Peyronnard)

En matière de qualité de l'air et de santé
publique, la situation est alarmante et l'heure est au changement. En se basant sur la situation de l'agglomération grenobloise, le film "Dans l'air du temps" présente les différentes sources de pollution ainsi que leurs impacts sur la santé et l'environnement tout en éclairant le public sur la situation politique actuelle et sur les nécessités d'agir pour protéger notre santé.
Voir le film :
http://blip.tv/file/352920
Disponible aussi en DVD sur demande

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