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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 10:00
La E-Pétition du Sénat ! Sera-t-elle bien utilisée ?

La plateforme e-pétitions du Sénat permet de déposer une pétition ou de soutenir une pétition déjà publiée. Ces pétitions permettent, si plusieurs conditions sont réunies, de pouvoir saisir le Sénat d’une demande d’inscription à l’ordre du jour d’un texte législatif ou de création d’une mission de contrôle sénatoriale.

Les pétitions ayant recueilli au moins 100 000 signatures dans un délai de 6 mois sont transmises à la
Conférence des Présidents.


A vous de jouer ! 

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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 15:02

Tout pousse en ce jardin, dites le à vos voisins et même à vos élus. Dans les jardins de la Buisserate, les griottes, les figues et les framboises offrent un concentré de nature, un peu comme dans un conservatoire métropolitain. Et un conservatoire il faut le conserver, le protéger. 

De qui son avenir dépend-il ? De nous. Et de qui notre avenir dépend-il ? De lui. 

L'objectif est donc clair : dès aujourd'hui sanctuariser chaque mètre carré de terre arable.

Depuis la séquence des Gilets Jaunes on sait mieux ce qui accélère l’émiettement social, et la colère sur les ronds points : la disparition des services publics dans les villages, les bourgs et les quartiers populaires des villes, l’extension des grandes surfaces en périphérie urbaine, sur fond bien sûr de déstructuration de la société par le moteur du néolibéralisme. Nous laisserons à d’autres la mise au point de l’antidote radical à cette maladie de civilisation, mais, dans le segment d’expérience qui est de longue date le nôtre nous pouvons proposer quelques pistes :

Dans ce désert global de compétition et de consommation, quelle situation, quelles activités sont à même de créer du lien et parfois de faire société ? Chacun ou presque a ses recettes : faire la cuisine, justement, faire de la musique ensemble, aller ensemble dans la nature, être en famille, quand celle-ci est présente, ayant résisté aux aléas et à la dureté des temps. Il en est une, d’activité, que nous voyons au fil des années résister et repartir vers une nouvelle jeunesse : il s’agit de la pratique du jardinage, sous la forme des jardins partagés. Ils furent les jardins ouvriers, puis les jardins familiaux. Ils ont trouvé leur place le long des voies de chemin de fer, à côté des terrains de sport, ils ont grignoté des terrains vagues au pied des immeubles, et prospéré là où rien de comestible ne semblait devoir pousser que du chiendent, à perpétuité.

Et voilà même que ces jardins où fleurs et légumes coexistent à qui mieux mieux, prennent une dimension nouvelle. Certains avaient connu, aux Etats Unis, pendant la dernière guerre, les « Victory gardens » qui ont joué un rôle économique et psychologique important, de même que les jardins des banlieues anglaises pendant la même période. Ce que les gens récoltaient c’était des fruits, des légumes, de l’enthousiasme et un sentiment d’utilité et de solidarité. Et quand on observe les actuels pratiquants de ce jardinage de proximité on peut constater leur entrain, leur attachement à ces travaux réputés « ennuyeux et faciles » jour après jour, et leurs bonnes relations avec leur voisin de sillon. La graine, peut-être, de ce qu’il faudra développer dans la situation de crise à venir : le contraire du scénario de la lutte de tous contre tous qu’agitent certains professionnels faisant des malheurs à venir leur fond de commerce.

Que ceci aujourd’hui nous interpelle : les conditions difficiles font émerger l’entraide. C’est vrai pour tous les êtres vivants : humains, animaux, plantes, …La compétition en somme prime dans un contexte favorable pour les premiers de cordée, la solidarité prime dans tous les autres contextes. Or nous allons vers ce que certains appellent une crise systémique et d’autres un effondrement de notre société thermoindustrielle. On peut espérer que certains d’entre nous feront mieux que survivre à cette épreuve majeure et pourront reconstruire une société humaine, en lien avec les autres vivants. Il faudra pour cela d’abord subvenir aux besoins de base - eau, nourriture – mais rien ne sera possible sans la mise en œuvre de l’entraide.


Celle-ci ne peut venir d’une consigne venue d’en haut du genre : « Aidez votre voisin, il vous aidera. » Cela ne peut résulter que d’un mouvement endogène ; le développement de la graine des solidarités déjà existantes entre voisins, dans un quartier, dans une ville (pas trop grande). Aucun élu, aucun administrateur, ne peut instaurer cela. Il peut tout juste (et ce n’est pas rien) contribuer à créer les conditions pouvant faciliter l’émergence de ces pratiques d’entraide.

La pratique des jardins partagés fait partie de ces graines de possible.

Cette dimension sociétale des jardins partagés est essentielle ; mais elle n’empêche pas d’explorer ce que peuvent être leur résultat concret en termes de production alimentaire.

L’autonomie alimentaire d’une ville comme Grenoble est de trois jours, c’est-à-dire à la mesure des stocks des surfaces commerciales (souvent périphériques de surcroît). Quant aux ressources agricoles issues du local c’est actuellement 1.7 % de la consommation globale, soit deux tonnes par an. Presque tout est dit. Presque, car une politique volontariste au plan de la ville peut développer de nouveaux espaces de culture. Actuellement c’est 2.4 hectares. La ville de Grenoble envisage un développement volontariste de cultures sur toits-terrasses, sur parcs et jardins publics, et une incitation à la multiplication des jardins partagés.

Au niveau de la Métropole c’est d’abord la décision politique de préserver toutes les terres agricoles disponibles (Projet d’Aménagement et de Développements Durables) et d’augmenter d’environ 90 hectares les surfaces classées en zone agricole.

On sort là du domaine du symbolique. Et plus encore si on déplace le curseur au niveau du territoire de la Métropole : 225 exploitants cultivent 8000 hectares (dont 12.5% en agriculture biologique). La filière de l’approvisionnement de la restauration collective peut devenir un levier essentiel du développement de l’autonomie et de la sécurité alimentaire de la région urbaine grenobloise.

Certes la route est encore longue, et la concrétisation des volontés politiques souvent sujette à fluctuations.

Nous avons présentement l’occasion, sur le territoire de la Métropole, de rendre visible et crédible cette nécessaire orientation. Il ne s’agit certes que de 5000 m2, sis à la Buisserate, sur la commune de Saint Martin le Vinoux, mais 5000 m2 activement cultivés et actuellement défendus par leurs cultivateurs amateurs (c’est-à-dire qui aiment la terre qu’ils cultivent). Il nous parait indispensable de conserver cet espace à usage agricole sous sa forme actuelle de jardins partagés. De surcroît Laisser bétonner ces terrains fertiles ce serait envoyer un signal contradictoire avec l’orientation prise par la Métropole dans ce domaine ainsi que d’autres documents administratifs (PLU, PLUI, SCOT, Banque des Territoires, PCAET...). 

 

Lien Avenir des Terres 38 : https://avenirdesterres38.home.blog/evenements/


Les Amis de la terre de l’Isère, 27/01/2020.

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 12:21
Bonjour, 
 
Les Amis de la Terre Isère réfléchissent avec d'autres depuis plus de 3 ans à l'impact d'une catastrophe systémique que certains appellent effondrement. 

Nous soumettons aux différentes listes candidates le texte suivant qui rassemble notre analyse des notions de bases concernant l’effondrement et quelques pistes visant à accroître la résilience de la région.

Nous souhaiterions savoir quelle place vous avez réservé dans votre programme à cette problématique.


Vous trouverez en lien un document que nous avons élaboré :

Sur le blog des Amis de la Terre vous pouvez apporter les commentaires que vous souhaitez en vous identifiant et nous contactez à ce mail : atisere@gmail.com

 

Nous comptons rendre compte publiquement de cette démarche au delà de nos adhérents et sympathisants d'ici le 26 février. 
 
Le célèbre “Bretherton Diagram” (1986). D’après Earth System Science Overview. A program for global Change, NASA science advisory committee, 1986, p. 19.

Le célèbre “Bretherton Diagram” (1986). D’après Earth System Science Overview. A program for global Change, NASA science advisory committee, 1986, p. 19.

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23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 11:30

Vous savez peut-être, sans doute qu'une déclaration intitulée : "NOUS VOULONS DES COQUELICOTS" , signée aujourd'hui par des milliers de personnes ou d'organisations), est en boucle, un texte magnifique qui dénonce cette tragédie que sont les pesticides qui défigure et détruit littéralement la nature, les espèces végétales et animales. Oui, RENDEZ-NOUS NOS COQUELICOTS.. C'est bien sûr tout un système productiviste, consumériste et un certain type d'agriculture à base de pesticides ( notamment le glysophate..) qui est en cause..

 

Le 5 octobre, des manifestations pour défendre cet appel se tiendront dans toute la France . A Grenoble, à l’initiative du Centre Inter Peuples , un rassemblement est prévu à 18h15 place Felix Poulat. Plusieurs associations y participeront et bien évidemment les Amis de la Terre Isère.

Nous espérons que vous serez nombreux à nous rejoindre.

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 13:46

Réaction des Amis de la Terre Isère suite à l'avis de la commission d’enquête sur l'A480

 

Les Amis de la Terre cherchent à analyser le bien-fondé, ou pas, des projets d'infrastructure qui auront un impact sur l’environnement, notre santé, le climat et l'économie. Nous avons une vision globale et à long-terme. Le moment est venu pour prendre un peu de hauteur et un peu de recul en regardant objectivement ce qu'on nous propose avec ce projet d'élargissement et d’aménagement de l'A480.

 

1er constat. Ce projet est clairement inspiré d'un modèle de la deuxième moitié du 20ème siècle : nous n'avons pas assez de voirie pour absorber le volume de circulation actuelle, donc nous devons augmenter la surface de voirie disponible. Cette façon de raisonner a été largement discréditée : tout le monde est désormais d'accord sur le fait que la voiture a pris trop de place sur notre territoire, qu’il faut améliorer la qualité de l'air, libérer la France de ses importations massives de pétrole et créer un nouveau système de transport à la fois moderne et efficace. Par contre, parce que la voiture individuelle est devenue le mode de transport dominant, nous avons du mal à changer nos habitudes.

 

2ème constat. Les problèmes de circulation peuvent être résolus avec d'autres solutions, plutôt que d'étaler toujours plus de bitume. Les bouchons sur l'agglomération se concentrent les matins et les soirs. Sur le fond, le problème n'est pas le nombre de voitures qui circulent dans notre agglomération, mais plutôt le fait que tout le monde est sur la route au même moment, pendant les heures de pointe. Le projet d'aménagement proposé coûtera au moins 380 millions d'euros, un montant très élevé, autour de mille euros par habitant de l'Agglomération. Avec, en plus, au moins cinq années de travaux et ses bouchons interminables.

Les acteurs économiques, publics et privés, ne pourraient-ils pas plutôt accompagner un changement de rythme dans les entreprises et les administrations ? Est-ce que tous les administrateurs dans la fonction publique doivent arriver au travail au même temps ? Ne serait-il pas envisageable de permettre aux salaries de travailler depuis la maison de temps en temps ? Ou de décaler leurs horaires ? Les études de mobilités ont démontré que seulement une légère baisse de circulation suffirait pour retrouver une circulation fluide. Egalement le covoiturage est loin d'être développé : nous sommes très loin derrière la majorité des pays Européens dans la mise en place des alternatives à la voiture.

 

3ème constat. Le déplacement au quotidien en voiture est très mauvais pour l'économie grenobloise. La majorité des déplacements font un aller-retour entre le travail et la maison. Il n'y a aucune plus-value dans l'usage de la voiture dans ces cas. Déplacer des milliers d'objets qui pèsent plus d’une tonne, qui restent au parking la journée, prêts pour faire le retour le soir est un contre sens.

Evidemment les artisans ont besoin de leurs véhicules pour transporter leur matériel, évidemment les magasins ont besoin de se faire livrer. Il faudra libérer l'espace sur les routes pour ces activités productives. Mais il est également évident qu'un professeur ou un banquier n'a pas besoin d'amener une voiture sur son lieu de travail pour bien effectuer son travail. En plus le fardeau de la voiture pèse très lourdement sur les foyers. Des millions d'euros partent en fumé chaque année, d'argent dépensé pour importer du pétrole, plutôt que de servir l'économie locale. Cette hémorragie de notre richesse est clairement constatée par les économistes, mais les défenseurs de notre économie locale ne semblent pas être au courant.

 

4ème constat. L'Etat, d'une façon très opaque, a cédé le contrôle de l'A480 à la société autoroutière AREA. AREA s'est dit prête à mettre 300 million d'Euros dans l'aménagement de l'autoroute. AREA n'est pas une organisation caritative, elle va vouloir récupérer son investissement avec, en plus, du profit. Evidement elle va chercher cet argent dans les poches des Grenoblois, l'installation d'un péage semble plus que probable. Donc les pouvoirs publics ont permis la prise en otage des automobilistes en privatisant l'autoroute principale de l'agglomération, tout en oubliant d'investir suffisamment dans les alternatives à la voiture.

 

5ème constat. En matière de transport en milieu urbain, a-t-on vraiment tiré les leçons de la concurrence entre voiries urbaines et lignes de tramway ? Souvenons-nous : un lobby présentait la réalisation de la Rocade Nord de Grenoble comme la solution miracle à tous les problèmes de transports de l’agglomération grenobloise. Heureusement ce projet n’a pas abouti, et la ligne C de tramway a, pour un coût très inférieur, réduit la circulation routière en ville et amélioré la qualité de vie des riverains des Grands Boulevards. Le fait que les prix de l’immobilier ont augmenté fortement le long de la ligne de tramway démontre l’attractivité des transports en commun. Il est peu probable que l’élargissement de l’A480 provoquera une flambée des prix de l’immobilier le long de cette autoroute urbaine.

 

Conclusion :

Ce système toute voiture est le système que nous avons poussé depuis un siècle. On ne réfléchissait pas trop aux impacts sur la santé, que ça soit en termes de pollutions ou de conséquences de l’inactivité physique. 500.000 morts sur les routes depuis 1945 sont à déplorer. L'épuisement du pétrole est pour demain, il faut se préparer dès aujourd'hui. Le changement climatique est une réalité, mais il semble qu'il reste aux manettes des gens encore nostalgiques des trente glorieuses, époque où le gaspillage d'énergie ne posait pas de problème. Par contre la voiture individuelle arrivera inévitablement à sa fin. La question est : voulons-nous voir cette réalité d'en face ? Et si oui, quand allons-nous arrêter de dépenser des millions pour prolonger un système qui n'a pas d'avenir. Nous ne pouvons pas dépenser notre argent deux fois. En choisissant d'investir dans le bitume, les décideurs publics ferment la porte aux options moins polluantes et plus efficaces Pourquoi pas s'inspirer des pays qui ont déjà, avec beaucoup de succès, lancé un changement de système ? Nous devons mettre chaque euro dans les alternatives pour développer un système de transport du 21ème siècle.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 22:30

Pour ceux qui n'ont pas pu être présents à l'excellente présentation de Daniel Ibanez lundi soir , çi joint un très bon article du Dauphiné Libéré Grenoble de dimanche. Il résume bien la présentation du projet de Daniel Ibanez et de l'équipe des "savoirs partagés".

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 17:25
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 17:06

Les Amis de la Terre Isère vous invitent à une réunion d’information

 

Le lundi 13 mars 2017 à 20h à la Maison du tourisme de Grenoble

 

Moins de camions dans les Alpes pour mieux respirer, c’est possible dès 2017 et pas en 2030 avec le Lyon-Turin

 

Dans les vallées alpines, vallée de l’Arve, vallée de la Maurienne, noyées dans la pollution, les habitants souffrent, certains meurent. La pollution c’est du manque à vivre pour maintenant. Les transports routiers en sont la cause principale.

 

Les Amis de la Terre Isère vous invitent à cette réunion d’information autour du travail considérable accompli sur ce dossier d’importance régionale et nationale :

 

Pour réduire d’un million par an le nombre de camions effectuant le trajet France-Italie par les Alpes (Mont-blanc et Fréjus) en utilisant dès maintenant les capacités ferroviaires existantes.

 

Pour connaître les propositions concrètes transmises à M.Patrick Mignola, vice-président d ela Région Auvergne-Rhône-Alpes, suite à sa demande d’envisager un report modal de la route vers le rail dès 2017.

 

Pour que chacun soit capable d’être le moteur d’une démarche et d’une revendication qui concernent la santé, donc sa vie, et cela au-delà des nombreuses informations, souvent fausses, qui circulent sur le sujet.

 

Présentation par l’atelier associatif « Savoirs partagés » et Daniel Ibanez, auteur de deux ouvrages de référence sur le Lyon-Turin Ferroviaire.

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 11:05

Débat public entre Daniel IBANEZ et Jean SIVARDIÈRE

– pro Lyon Turin et ex président de la FNAUT ( Fédération Nationale des Associations des Usagers des Transports )

Organisé par Les amis du Monde Diplomatique


Jeudi 17 septembre à 20 heures à la Maison des Associations ( Grande salle des conférences, 6 rue Berthe de Boissieux 38000 Grenoble )

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 23:54
L'écho de la Terre

>> Contactez-nous pour recevoir la newsletter des Amis de la Terre Isère : atisere@gmail.com

La COP21 vue par Henry TIDY

Il y a quelques milliers d'années, probablement dans la région d'Iraq, des peuples nomades ont commencé à cultiver la terre et à construire des villes. Nous parlons des premières civilisations. Pendant des siècles les Romains ont coupé les forêts de l'Europe et du Bassin Méditerrané pour dégager de la terre agricole, ainsi permettant une augmentation de l'espérance de vie et de la population dans leur Empire. Autour du 1750, des ingénieurs Britanniques ont commencé à exploiter l'énorme puissance énergétique contenue dans du charbon pour faire tourner des machines à vapeur, donnant naissance à la révolution industrielle - désormais la force disponible n'était plus limitée à celle des être humaines et des animaux domestiques - grâce aux charbon et acier les chemins de fer et les navires naissent. En 1888 Benz mit au point une véhicule à quatre roues propulsée par un moteur à combustion - aujourd'hui il existe un milliard de ces machines sur la terre. En 1908 Fritz Haber créa un processus pour produire de l'azote à partir du gaz - de loin la découverte la plus importante depuis le feu - avec ce processus la production des engrais et des explosives deviennent possible. Des guerres à une échelle sans précédente auront lieu par la suite. Une révolution agricole également, la population mondiale passe de 2 milliards à 7 milliards en un siècle. Globalement, les conditions de vie de l'humanité ont atteint un niveau sans précédent. Le progrès technique semble porter ses fruits...

Par contre, aujourd'hui, nous nous retrouvons dans une situation paradoxale. Notre qualité de vie se repose actuellement sur l'exploitation massive des nombreuses 'ressources' :

1° des énergies fossiles qui sont surtout essentielles pour doper notre production agricole. Dans des nombreuses régions du monde, les terres sont quasiment 'stériles' - sans un apport d'engrais, leurs capacités productives chuteraient;

2° les grands espaces naturels comme les océans, et même l'atmosphère, absorbent notre pollution. Mais cette pollution est en train de rendre également ces espaces stériles ou de changer leur fonctionne - notamment au niveau de l'atmosphère qui, avec plus de gaz à effet de serre, retient plus de chaleur;

3° les ressources naturelles comme le bois, les poissons, et même les ressources minérales, que nous prélevons à une vitesse sans précédente, endommagent ainsi les écosystèmes qui règlent les systèmes planétaires et qui nous fournissent en eau potable etc.

4° et les êtres humains! Une grande partie de notre bien-être dans les pays aisés (et pour les populations aisées dans les pays pauvres) se reposent sur l'exploitation des autres - des enfants qui travaillent dans des mines ou dans les usines à bas coût ou les petits paysans qui sont désormais obligés d'être 'compétitifs' dans un marché agricole mondialisé etc.

Aujourd'hui nous avons un dilemme : allons-nous changer tout un système de production et de consommation, pourtant qui fonctionnent plutôt bien? Surtout il fonctionne bien pour ceux qui ont la chance d'être en haut de la pyramide mondiale, notamment dans les pays dites 'développés' ou pour ceux qui s'en sortent le mieux dans les pays en voie de développement. En plus nous sommes face à une menace sans précédente. Nous n'avons jamais vécu un dérèglement climatique ou l'effondrement des écosystèmes - il nous semble très difficile de réagir pour anticiper des scénarios hypothétiques, même si ils sont fortement probables.

A la fin de cette année, la vingt-et-unième conférence mondiale sur le changement climatique aura lieu à Paris - la COP21. L'évidence scientifique est sans appel : la Terre réchauffe rapidement, le taux d'extinction des espèces est sans précédent - le risque est même un effondrement de notre espèce, d'une descente vers un chaos planétaire. Malgré la prise de conscience et les prises de paroles, un changement fondamental de notre façon de faire est loin d'être acquis.

Pour nous, des amis de la Terre et de l'humanité, notre rôle dans ce moment charnière est primordial. Même si notre association reste marginale, nous avons la capacité de ramener le débat à l'essentiel : comment réconcilier les être humaines avec leur environnement, comment faire en sort que les êtres humaines puissent vivre correctement sans que leur poids soit insupportable pour l'ensemble des espèces sur la planète? Il existe des solutions, proposées par les Amis de la Terre entre autres - trouver des idées et des solutions n'est pas le problème. Le problème, ou plutôt le défi, est de mettre en route ces solutions, avec des changements fondamentaux dans nos activités et de nos mentalités, pour prévenir et pour éviter une catastrophe pour l'humanité.

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