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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 12:20

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 09:11

Connaissez-vous TAFTA ?

 

Il y a encore quelques semaines , très peu de nos concitoyens avaient entendu parler de « TAFTA » ( acronyme de TransAtlantic Free Trade Agreement) . Depuis peu , plusieurs magazine et émissions radio en ont parlé et nous commençons à nous rendre compte ce que la Commission Européenne complote dans notre dos et dans celui des députés européens ( qui n’ont pas accès au contenu des propositions !) avec les négociateurs américains.

Il était temps puisque ce projet d’accord, dans la foulée de feu l’AMI , est un projet ultralibéral qui menace, notre agriculture, notre alimentation, nos moyennes entreprises, et plus généralement notre démocratie au niveau européen.

 

De quoi s’agit-il plus précisément ?

TAFTA, appelé parfois APT ( Accord de partenariat transatlantique), PTCI (Partenariat transatlantique pour le commerce et l'investissement) ou plus simplement « Grand traité transatlantique », est un projet d’accord commercial qui vise à supprimer toutes les barrières non financières qui régissent les échanges de produits et services entre l’Europe e t les Etats-Unis. Il est largement poussé par les grandes multinationales qui estiment être pénalisées dans leurs projets de développement par des réglementations qu’elles estiment abusives.

Cet accord commercial menace de saper des dispositifs européens de protection sociale, sanitaire ou environnementale fondamentaux, y compris des mesures clés qui touchent à la sécurité alimentaire ou aux pollutions, mesures que l’industrie qualifie d’obstacles au commerce.

Il  s’agit de minimiser toute régulation, d’abaisser les normes et de donner des droits exorbitants aux entreprises transnationales en réduisant le niveau de régulation européen jusqu’à celui, beaucoup moins élevé, des Etats-Unis.

Les promoteurs de ce projet font valoir que sa mise en œuvre permettrait un développement important du commerce entre l’Europe et les Etats-Unis mais les économistes avouent que son impact en terme d’emplois n’est pas mesurable, il pourrait même, selon ATTAC , détruire des emplois.

Vous en voulez quelques exemples :

Les normes européennnes ou nationales en matière alimentaire sont plus strictes que les normes américaines en ce qui concerne, les pesticides, l’utilisation d’hormones en élevage, les OGM  etc .

Plusieurs pays européens, dont la France limitent le développement des gaz de schiste contrairement aux Etats-Unis. Les pétroliers américains aimeraient bien pouvoir exploiter plus librement des gds chez nous.

Nous tentons de privilégier les médicaments génériques et limiterions trop la durée de protection assurée par les brevets pour les firmes pharmaceutiques. Nous ne facilitons pas l’intervention des assurances privées en matière d’assurance santé.

Nos universités publiques et nos écoles bénéficient de subventions et de ce fait exercent une concurrence déloyale face aux structures privées d’enseignement ..

La liste est loin d’être exhaustive, le projet touche tous les secteurs de notre vie y compris internet et  le domaine de la culture ( où , pour le moment F. Hollande a obtenu une « exception culturelle !)

Des règlements des conflits qui bafouerait les justices nationales

Mais ce qui paraît presque le plus ahurissant est le mécanisme envisagé pour le traitement des conflits entre multinationales et Etats . Il serait mis en place un dispositif d’arbitrage qui permettrait aux multinationales de court-circuiter les tribunaux nationaux  et de de poursuivre les gouvernements en arguant d’un manque à gagner, lorsqu’elles estiment que les règlements gouvernementaux affectent les profits escomptés. Une entreprise pourrait par exemple porter plainte pour perte de revenus potentielle si un gouvernement interdit les organismes génétiquement modifiés ou si un gouvernement régional interdit la fracturation hydraulique pour les gaz de schistes, dans sa zone d’action.

C’est ainsi, par exemple que, dans le cadre d’accords du même type,  le géant du tabac, Philip Morris, réclame actuellement réparation de la part de l’Uruguay et de l’Australie, pour avoir pris des mesures de santé publique visant à limiter l’usage du tabac.

L’ONG ATTAC a été un des pionniers dans l’alerte contre TAFTA. Comme de nombreuses autres associations de protection de l’environnement et des droits sociaux et humains, les Amis de la Terre s’impliquent aussi fortement contre ce projet. demandent un accord commercial qui permette de construire un avenir meilleur, qui favorise les économies et emplois locaux, un environnement plus sain et une bonne protection sociale. Un accord ne sera acceptable que si l’intérêt des peuples et de l’environnement est au centre du dispositif et si ces intérêts passent avant ceux des investisseurs et des grandes entreprises.

 

Les Amis de la Terre Europe refusent toute tentative de déréguler les industries polluantes, d’harmoniser vers le bas les normes de sécurité des produits. Ils refusent  la limitation des futures législations visant à protéger les citoyens ou l’environnement. Un accord ne sera acceptable que si l’intérêt des peuples et de l’environnement est au centre du dispositif et si ces intérêts passent avant ceux des investisseurs et des grandes entreprises. Ils soulignent aussi qu’il est invraisemblable que de telles négociations se déroulent en secret ( Rappelons que plusieurs groupes de députés européens se sont élevés contre le fait qu’ils n’aient même pas accès au contenu des ces négociations.

 

Pour en savoir plus :

Voir les sites internet des Amis de la Terre,  d’ATTAC, du Monde Diplomatique, de stoptafta, de Nouvelle Donne etc .

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 09:26

"Après quelques perturbations sur le fonctionnement de notre groupe des Amis de la Terre Isère, nous vous proposons une rencontre des membres du bureau , des militants actifs et des personnes rencontrées récemment qui souhaitent participer à une dynamique de relance de notre groupe. Il s'agira de faire le point sur ce qui a été fait ces derniers mois et d'envisager le mode de fonctionnement et les actions pour le début de l'année 2014 ( en tenant compte de l'actualité des élections municipales).

Cette réunion aura lieu à Naturissima le dimanche 1er décembre à 16h, suite à la projection du film "L'eau ne tombe pas du ciel" réalisé cet été par Henry avec 3 étudiants de l'IEP de Grenoble à partir de rencontres au Proche-Orient. Le point de rencontre est le stand MNEI."

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 09:17
Le salon Naturissima aura lieu à Alpexpo du mercredi 27 novembre au dimanche 1er décembre .
La Maison de la Nature et de l'Environnement de l'Isère y coordonne un programme de conférences, tables rondes, projections qui se déroule chaque jour. Nous vous invitons à consulter ou à télécharger le programme  à partir du site www.mnei.fr
  
Plusieurs conférences peuvent intéresser tout particulièrement les adhérents et sympatisants  des Amis de la Terre. Nous n'auront pas de stand cette année mais nous seront présents par deux manifestations auxquelles nous vous invitons à assister: 
- jeudi 28 novembre de 14h à 15h30 : Table ronde "Management  environnemental , du sérieux ou du pipeau"  avec la présence d'Anne-Sophie Billet du bureau des AT Isère
- dimanche 1er décembre de 14h à 15h30 : Projection-débat "L'eau ne tombe pas du ciel" , un documentaire sur les enjeux de l'eau au Proche-Orient, réalisé à partir de rencontres sur place par notre président Henry Tidy avec 3 jeunes étudiants de l'IEP Grenoble.
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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 08:17

Regardez, partagez, réagissez !

L’uranium ? Vous n’en avez jamais entendu parler ? Et pourtant... de la mine aux déchets, nous sommes tous concernés.
Aidez-nous à diffuser la vidéo en partageant ce lien : link

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 16:27

Assemblée générale des Amis de la Terre Isère

lundi 18 février 2013 MNEI 19h- 21h

 

Ordre du jour

-Bilan moral du président, rapport d’activité et financier du Conseil - 15 min

-renouvellement du Conseil ;

-présentation et discussion des projets 2013 :

*Actions Gaz de Schiste

*Campagne Obsolescence programmée

*Point sur le projet de film 'L'Eau - une chance pour la paix'

*Point sur le projet de ligne Lyon-Turin

*Réflexions/questions sur les priorités/fonctionnement du groupe local

 

Compte-rendu en cours de rédaction

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 23:39

Vite achetés et vite jetés, tel est le sort de nos objets... dont la durée de vie ne cesse de se réduire ! En cause, la mode du jetable, l'obsolescence programmée mais aussi, le manque d'informations sur la réparation et les bonnes adresses.

 

Une radio qui ne marche plus, un ordinateur un peu lent ? Parfois, il est plus facile de délaisser un produit et de le jeter plutôt que de lui offrir une seconde vie. Car l'objet qui est devenu « encombrant » pour les uns, peut sûrement encore servir à d'autres ou être transformé. Véritables alternatives pour retarder la mise au rebut, la réparation et le réemploi sont légalement les premières options à privilégier dans la gestion des déchets [1], mais elles sont encore méconnues.

 

Or, des milliers de réparateurs indépendants, d'artisans et de commerçants spécialisés sont à deux pas de chez nous et proposent leurs services pour réparer ou adapter vos équipements, vos produits. Ainsi, en prolongeant la durée de vie ou en favorisant une seconde vie des produits, il est possible de faire des économies par rapport au rachat d'un produit neuf tout en préservant l'environnement et les emplois de proximité.

 

Donner une seconde vie à ses produits est aussi un geste solidaire. Des structures se sont en effet spécialisées dans la remise en état des objets pour lutter au quotidien contre l'exclusion. Le mouvement Emmaüs (Le VErsoud, Sassenage), le réseau Envie et depuis plus récemment le réseau des ressourceries (Villeneuve à Grenoble, La Buisse, ...) offrent ainsi une activité à des milliers de personnes qui collectent, réparent ou vendent les objets.On peut citer également l'atelier du Bourgamon à Saint Martin d'Hères (ré-emploi ou recyclage de matériel informatique).

D'autres adresses sont disponible sur le lien éco-conso de l'AGEDEN

 

On ne cite plus les sites internet pour vendre, échanger ou donner des objets de seconde main : leboncoin, ebay, donnons.org

 

Pour aller plus loin dans la démarche et échanger avec les acteurs de ces réseaux, une projection-débat est organisé samedi 1er décembre à Alpexpo, dans le cadre de Naturissima, sur l'obsolescence programmée, avec un représentant de la ressourcerie de la Villeneuve (à Grenoble) et un représentant de l'atelier du Bourgamon à Saint Martin d'Hères.

 

N'hésitez pas à venir échanger avec nous !

 

C'est pour répondre à ce besoin et donner une seconde vie aux produits que les Amis de la Terre lancent sur le site www.produitspourlavie.org un répertoire d'adresses pour emprunter, réparer, donner, prêter ou vendre et acheter d'occasion ! Le site est collaboratif, si vous voulez partager les bonnes adresses, n'hésitez pas à l'indiquer !

 

 

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 00:00

 

L’obsolescence programmée a de nombreux impacts sociaux et environnementaux. En effet, elle engendre une surconsommation matérielle, et donc une surexploitation des ressources naturelles car plus de matières premières sont nécessaires. On multiplie par l’obsolescence la quantité de ressources minières et énergétiques nécessaire pour remplir une même fonction. Comme lorsqu’on s’intéresse aux questions énergétiques, il faut renverser la question de la production vers un questionnement sur les besoins. Prenons l’exemple d’une télé : je n’ai pas « besoin » d’acheter une télé tous les 5 ans, ce dont j’ai « besoin », c’est de pouvoir regarder les programmes. Une télé qui dure 10 ans nécessitera deux fois moins de ressources que deux télés qui durent 5 ans chacune, mais le service rendu sera le même.

 

La demande gonflée artificiellement par cette obsolescence va accroitre les problèmes générés par certaines exploitations de ressources naturelles : destruction des écosystèmes, pollutions, surconsommation d’énergie… Si le recyclage des produits peut permettre dans certains cas de freiner l’augmentation de la demande en ressources, il n’est pour autant pas la solution miracle : tout n’est pas recyclable, et ce qui l’est est en général très énergivore. Il ne peut justifier l’augmentation de la production d’appareils. De plus, des questions éthiques se posent lorsque les déchets sont envoyés dans les pays du Sud pour être recyclés (comme c’est souvent le cas pour nos appareils électroniques). Ces tensions exacerbées autour des ressources naturelles vont également alimenter des conflits liés à l’accès et à l’exploitation des ressources naturelles.

 

Enfin, l’obsolescence a un impact certain sur le pouvoir d’achat des ménages, en les obligeant/incitant à acheter plus souvent les mêmes objets, sans gain de confort. Cette obsolescence est-elle une fatalité ? Que pouvons-nous faire pour l’éviter ? La contourner ? L’éliminer ? Nous vous proposons de venir en discuter avec nous lors d’une conférence débat, le 1er décembre 2012, à 14 heures, à l'occasion du Salon Naturissima, à l'Alpexpo de Grenoble.

 

Pour plus d’informations, lire le rapport des Amis de la Terre et du Cniid :
http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/RAPPORT_OP_BDEF_2_.pdf

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 20:30

Combien ai-je eu de téléphones portables depuis sa création dans les années 90 ? Combien de téléviseurs ai-je acheté depuis 20 ans ? Combien d’appareils électroménagers en panne ai-je remplacé ces dernières années ? Combien, combien? … L’addition risque d’être salée, non seulement pour notre portefeuille, mais aussi pour la Terre qui ne peut plus absorber une telle quantité de matériaux pour la plupart non-recyclables. L’exploitation massive des matières premières et l'exportation en masse de déchets des pays de grande consommation vers des zones géographiques où le stockage est négociable à moindre coût expose les pays receveurs à des niveaux de pollution jamais atteints.

 Si nos grands-parents achetaient une machine à laver ou un téléviseur pour la vie, pourquoi aujourd’hui la durée de vie des objets est-elle aussi éphémère ? Lassitude prématurée liée à une pression publicitaire au changement ? Baisse de qualité des produits à grande consommation ? Stratégie commerciale des industriels pour renouveler leurs bénéfices à intervalles réguliers ? Dès les années 1950, un industriel designer américain proclamait : «il s’agit d’inculquer à l'acheteur le désir de posséder quelque chose d'un peu plus récent, un peu meilleur et un peu plus tôt que ce qui est nécessaire[] ». La diminution flagrante de l’espérance de vie de nos objets pose bel et bien la question d’une « obsolescence programmée » que l’on peut définir comme un ensemble de stratégies visant à réduire volontairement la durée d’utilisation d’un bien ou d’un service. Ces stratégies peuvent recouvrir des aspects différents : date de péremption précoce, arrêt volontaire de la fabrication de pièces de rechange nécessaires à réparer un équipement, campagnes marketing afin de convaincre qu’un nouveau produit en détrône un autre, choix de matériaux de basse qualité pour rendre un produit fragile, et, plus grave encore, introduction de défauts cachés au sein d’un matériel dès sa fabrication afin de programmer sa mise en panne à une échéance définie à l’avance.

Depuis quelques années, certains commencent à dénoncer ce phénomène et le concept d’obsolescence programmée prend des contours de plus en plus définis alors même que son ampleur peut donner le vertige. Des cas précis sont souvent cités à titre d’exemple : les condensateurs des TV Samsung qui ont été placés à un endroit du circuit électronique où ils s’usent plus rapidement, les batteries des téléphones Apple qui ne peuvent être démontées pour être remplacées et ont une durée de vie moyenne de 18 mois, les bas en nylon qui ne filaient jamais dans les années 40 et que les industriels ont du rendre « filables » pour protéger le renouvellement des ventes.

La programmation volontaire d’une durée de vie arbitraire associée à un bien marchand serait orchestrée à la fois par des intérêts financiers et par un mode de vie qui se laisse séduire par le prêt à renouveler. Pour autant, ce n’est pas une fatalité. Plus nous serons conscients des enjeux qui guident l’obsolescence programmée, plus nous serons capables de reprendre la maîtrise de ce processus en choisissant des biens de consommation durables. C’est dans cet objectif que les Amis de la Terre Isère proposent une conférence débat, le 1erDécembre 2012, à 14 heures, à l’occasion du Salon Naturissima, à l’Alepexpo de Grenoble.

Ce sera l’occasion à la fois de nous interroger sur l’ampleur de l’obsolescence programmée dans notre société et dans notre mode de consommation, autour d’intervenants qui ont pu repérer ce phénomène dans le milieu industriel ou dans la vie courante, et d’envisager ensemble les alternatives possibles afin de renouer avec des comportements et une gestion des biens à la fois responsable, durable et enthousiaste.

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Publié par Anne-Sophie BILLET - dans Obsolescence programmée
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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 08:48

Les Amis de la Terre se sont beaucoup penchés sur le phénomène de « l'obsolescence programmée » . A Grenoble, ce sera l'objet d'une des conférences-débat organisées à Naturissima sur l'espace du forum associatif coordonné par la Maison de la Nature et de l'Environnement.

Rendez-vous le samedi 1er décembre à 14h avec les Amis de la Terre Isère.

 

Qui n'a pas été un jour ou l'autre agacé, énervé, de devoir changer un lave-vaisselle, un téléviseur, un batteur à œuf, un téléphone, parce qu'un composant à changer n'était plus disponible ou parce qu'une éventuelle réparation coûtait plus cher que la mise au rebut et l'achat d'un appareil neuf ! C'est exactement ce qu'on peut qualifier d'obsolescence technique ou technologique.

Nous avons souvent l'impression – démentie par les constructeurs ( mais faut-il les croire?) - dans le cas du gros électroménager que nos appareils se détraquent de plus en plus rapidement. Est-ce vrai ou non, associations de consommateurs et syndicats de fabricants se renvoient la balle. Ce qui est certain c'est qu'il est de plus en plus difficile de faire réparer. Soit nos appareils ne sont plus démontables, soit, quand ils le sont, la réparation s'avère très coûteuse, et encore quand on trouve un professionnel pour réparer. Ajoutons aussi que les nouveaux objets technologiques apportent – ou au-moins font croire qu'ils apportent- de nouvelles fonctionnalités que la publicité nous annonce comme indispensables. Cela peut même aller jusqu'à nous présenter le changement comme un geste écologique ou citoyen : « votre machine consommera sensiblement moins d'eau ou d'électricité ( ce qui est vrai en consommation directe si on ne prend pas en compte la fabrication elle-même ou la destruction) , et puis il faut bien que les usines tournent pour maintenir les emplois ( mais où sont-ils et dans quelles conditions de travail?) 

C'est tellement vrai qu'on trouve même sur internet des forums de discussion qui expliquent comment contourner soi-même cette difficulté. L'exemple le plus typique est celui des imprimantes qui ne sont qu'en théorie réparables mais pratiquement ne le sont pas si l'on est pas particulièrement bricoleur. De même, le changement, extrêmement simple de quelques cartouches d'encre coûte quasiment aussi cher qu'une imprimante neuve ! On estime d’ailleurs que la durée de vie d'une imprimante ne dépasse guère 5 ou 6 ans maximum.

Citons aussi le cas classique des téléphones mobiles pour lesquels il peut être presque impossible de trouver la bonne batterie ( ou simplement le magasin ad-hoc) après quelques années...quand bien même l'utilisateur peut la changer lui-même.

Pas de doutes, nous sommes bien dans un ère de société de consommation effrénée qui ne tient pas compte de l'impact en matière de pollution ou en celle d'exploitation des ressources naturelles. . Dans le monde occidental, les fabricants et les distributeurs font aussi face à un marché quasi saturé. Il ne s'agit plus de s'équiper mais de remplacer. C'est donc logique, pour faire tourner la machine, pour intensifier le « développement », la seule solution est donc d'accélérer le renouvellement. L'obsolescence programmée en est un des moyens, qu'il s'agisse d'obsolescence psychologique -nous en parlerons la semaine prochaine- que d'obsolescence technique.

Organiser le manque de disponibilité des pièces détachées, concevoir des appareils de plus en plus indémontables pour réduire le prix, proposer des sophistications pas nécessairement très utiles, tout cela est bien la preuve que l'obsolescence technique est bien une stratégie délibérée. Et pourtant, depuis maintenant près de 10 ans, des directives européennes « encouragent la conception et la production d’équipements électriques et électroniques qui tiennent compte de leur démantèlement et leur valorisation, et facilitent la réutilisation et le recyclage de leurs déchets ». Sont-elles vraiment suivies d'effets ?

Rappelons qu'en 2010, le ministère de l'écologie et du développement durable informait que chaque français « produit » entre 16 et 20 kilos de déchets électriques et électroniques. C'est aussi dans ce domaine que la croissance des déchets est une des plus rapides :2 à 3 % chaque année.

Une prise de conscience indispensable...mais pas suffisante

Voici certains produits pour lesquels l’immense majorité des consommateurs vont remplacer plutôt que de réparer : téléphone portable, appareil photo numérique, imprimante, ordinateurs, robots ménagers... Tout ce qui contient un petit peu d'électronique y passe.



Ce qui surprend le plus est que face à un produit défaillant, le consommateur, plutôt que de se dire « quelle arnaque, on ne m’y reprendra pas deux fois », va au contraire se précipiter dans un magasin pour commettre la même erreur, fortement motivé par les vendeurs qui n'hésiteront pas à jouer sur la fibre « citoyenne ».

Cela a des conséquences lourdes pour l'environnement. Ces biens contiennent de nombreux métaux dont l'extraction et les circuits d'approvisionnement sont souvent opaques pour cacher les exploitations illégales et les conséquences environnementales et sociales.

Au-delà de notre prise de conscience indispensable, des solutions , malheureusement souvent partielles, apparaissent. Parmi celles-çi, on pourrait imposer aux fabricants l’affichage de la durée de vie calculées des produits et l'extension de la garantie offerte sur les biens de consommation. Il est clair que si le fabricant doit prendre à sa charge le coût des pannes survenues avant la fin de la garantie, ce serait une forte incitation à travailler dans le sens d'une plus grande qualité du produit et d'une plus grande réparabilité.

Les solutions rapidement possibles, ce sera l'objet d'un de nos prochain article sur ce blog.

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