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23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 11:30

Vous savez peut-être, sans doute qu'une déclaration intitulée : "NOUS VOULONS DES COQUELICOTS" , signée aujourd'hui par des milliers de personnes ou d'organisations), est en boucle, un texte magnifique qui dénonce cette tragédie que sont les pesticides qui défigure et détruit littéralement la nature, les espèces végétales et animales. Oui, RENDEZ-NOUS NOS COQUELICOTS.. C'est bien sûr tout un système productiviste, consumériste et un certain type d'agriculture à base de pesticides ( notamment le glysophate..) qui est en cause..

 

Le 5 octobre, des manifestations pour défendre cet appel se tiendront dans toute la France . A Grenoble, à l’initiative du Centre Inter Peuples , un rassemblement est prévu à 18h15 place Felix Poulat. Plusieurs associations y participeront et bien évidemment les Amis de la Terre Isère.

Nous espérons que vous serez nombreux à nous rejoindre.

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 13:07

Notre prochaine réunion se tiendra mardi 25 septembre de 18h à 20h à la MNEI.

Ce sera l'occasion de présenter Marie, qui vient de démarrer un service civique aux Amis de la Terre Isère et de faire le point sur les actions en cours .

Nous invitons nos adhérents et nos sympathisants à venir nous rencontrer à cette occasion.

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 12:54

GRENOBLE/ VEYNES , ceux qui l’aiment prendront le train,

sinon, ce sera de vieux autobus pour tous


 

Cent cinquante participants attentifs et unanimes sur une résolution finale ne suffisent pas forcément à rendre limpide une situation complexe et mouvante. De multiples acteurs y jouent une partition sans chef d’orchestre identifiable, fonctionnant sur la base d’informations qui varient, se télescopent et parfois se contredisent, davantage en fonction d’un contexte politique que de données factuelles avérées.


 

Trois exemples entre dix

  1. En 1975 le parcours Grenoble Veynes comportait 15 arrêts et sa durée était d’1 heure 53 minutes.

En 2018 le même parcours ne comporte plus que 8 arrêts (soit 40 mn « gagnées », en principe) et il dure 2 heures 22 minutes.

Cela mesure la dégradation du service rendu au public. Et plus encore si l’on prend en compte le fait qu’entre ces deux dates la population a notablement augmenté (+ 30% pour les Hautes Alpes, +45% pour la Drôme).

Moins de services pour plus de gens, ça au moins c’est clair.

  1. Combien de voyageurs transportés chaque jour entre Grenoble et Gap ?

Les syndicats de cheminots et les associations d’usagers en recensent 1000.

SNCF Réseau : 90 , en illustrant son chiffre à l’occasion par une vidéo montrant des wagons vides (en fait des wagons rentrant au dépôt).

Allez fonder une politique de gestion sur des données aussi manipulées !

De fait les estimations de coûts d’investissements nécessaires varient du simple au double (52 M€/110M€). Pour ne prendre en compte que des chiffres issus de SNCF Réseau.

  1. Les ralentissements :

Là on accède à la pure poésie, façon Clochemerle.

Il y a des ralentissements préventifs (17,5 kms sur 24 en PACA) pour éviter d’user trop vite les rails, vu le contexte d’incertitude.

Les ralentissements injustifiés : comme à Saint Maurice en Trièves, sur des tronçons qui ont été révisés et réhabilités en 2014.

Et enfin, accrochez vous aux banquettes, des ralentissements indiqués mais non réalisés : 5 mn à vitesse réduite sur Grenoble – Clelles.

Comment établir un planning cohérent sur l’ensemble de la ligne sur des bases aussi aléatoires et fantaisistes ?


 

Les Acteurs politiques face à LA question : quels engagements financiers pour assurer l’avenir de la ligne ?

Seules les délibérations votées constituent une base crédible pour savoir quel est le % disponible pour couvrir les 52M€ requis.

Comptons : 3 M€ votés par la Métro grenobloise

2 M€ votés par la région Auvergne Rhône Alpes (AURA) pour le péri- urbain Grenoble –Vif

0.9 M€ votés par le département Hautes – Alpes

? M€ un engagement non chiffré de la région PACA pour la section Gap – Lus la Croix Haute

?M€ un engagement global non chiffré de AURA (une avancée notable par rapport à la position antérieure du président Wauquiez)

Et au total une question qui demeure : la ligne sera-t-elle maintenue au-delà de Clelles ?

Quel est le grand absent ? L’Etat. On avait bien entendu la claire position de la ministre Elisabeth Borne pour la défense des «  petites lignes » du quotidien, position encore réitérée la semaine dernière. Mais on l’a aussi entendue, en cette dernière occasion, annoncer que l’Etat tiendrait ses engagements pour les grands projets engagés au premier rang desquels le pharaonique et inutile LGV Lyon – Turin. Sans qu’on sache comment sera résolu le problème de l’entretien, voire de la réhabilitation des « lignes du quotidien » en même temps que la réalisation d’un tel projet. Car on ne peut dépenser son argent qu’une fois.

G. Pepy, toujours P.D.G. de la SNCF, s’est exprimé pour dire que cette juxtaposition est impossible ; la Cour des Comptes également ; et aussi les Amis de la Terre France. Alors ?

Alors, tendons l’oreille le 19 septembre prochain, où aura lieu à la Préfecture de l’Isère un déplacement du Ministère des Transports. Peut-être y entendrons-nous des chiffres qui permettront d’espérer. Mais sûrement vaut-il mieux se préparer à de futures actions démocratiquement menées pour se réapproprier le bien commun et nécessaire. Chaque km de cette ligne de vie quotidienne sera une reconquête.


 

Pour les Amis de la Terre de l’Isère,

Jean JONOT

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 13:46

Réaction des Amis de la Terre Isère suite à l'avis de la commission d’enquête sur l'A480

 

Les Amis de la Terre cherchent à analyser le bien-fondé, ou pas, des projets d'infrastructure qui auront un impact sur l’environnement, notre santé, le climat et l'économie. Nous avons une vision globale et à long-terme. Le moment est venu pour prendre un peu de hauteur et un peu de recul en regardant objectivement ce qu'on nous propose avec ce projet d'élargissement et d’aménagement de l'A480.

 

1er constat. Ce projet est clairement inspiré d'un modèle de la deuxième moitié du 20ème siècle : nous n'avons pas assez de voirie pour absorber le volume de circulation actuelle, donc nous devons augmenter la surface de voirie disponible. Cette façon de raisonner a été largement discréditée : tout le monde est désormais d'accord sur le fait que la voiture a pris trop de place sur notre territoire, qu’il faut améliorer la qualité de l'air, libérer la France de ses importations massives de pétrole et créer un nouveau système de transport à la fois moderne et efficace. Par contre, parce que la voiture individuelle est devenue le mode de transport dominant, nous avons du mal à changer nos habitudes.

 

2ème constat. Les problèmes de circulation peuvent être résolus avec d'autres solutions, plutôt que d'étaler toujours plus de bitume. Les bouchons sur l'agglomération se concentrent les matins et les soirs. Sur le fond, le problème n'est pas le nombre de voitures qui circulent dans notre agglomération, mais plutôt le fait que tout le monde est sur la route au même moment, pendant les heures de pointe. Le projet d'aménagement proposé coûtera au moins 380 millions d'euros, un montant très élevé, autour de mille euros par habitant de l'Agglomération. Avec, en plus, au moins cinq années de travaux et ses bouchons interminables.

Les acteurs économiques, publics et privés, ne pourraient-ils pas plutôt accompagner un changement de rythme dans les entreprises et les administrations ? Est-ce que tous les administrateurs dans la fonction publique doivent arriver au travail au même temps ? Ne serait-il pas envisageable de permettre aux salaries de travailler depuis la maison de temps en temps ? Ou de décaler leurs horaires ? Les études de mobilités ont démontré que seulement une légère baisse de circulation suffirait pour retrouver une circulation fluide. Egalement le covoiturage est loin d'être développé : nous sommes très loin derrière la majorité des pays Européens dans la mise en place des alternatives à la voiture.

 

3ème constat. Le déplacement au quotidien en voiture est très mauvais pour l'économie grenobloise. La majorité des déplacements font un aller-retour entre le travail et la maison. Il n'y a aucune plus-value dans l'usage de la voiture dans ces cas. Déplacer des milliers d'objets qui pèsent plus d’une tonne, qui restent au parking la journée, prêts pour faire le retour le soir est un contre sens.

Evidemment les artisans ont besoin de leurs véhicules pour transporter leur matériel, évidemment les magasins ont besoin de se faire livrer. Il faudra libérer l'espace sur les routes pour ces activités productives. Mais il est également évident qu'un professeur ou un banquier n'a pas besoin d'amener une voiture sur son lieu de travail pour bien effectuer son travail. En plus le fardeau de la voiture pèse très lourdement sur les foyers. Des millions d'euros partent en fumé chaque année, d'argent dépensé pour importer du pétrole, plutôt que de servir l'économie locale. Cette hémorragie de notre richesse est clairement constatée par les économistes, mais les défenseurs de notre économie locale ne semblent pas être au courant.

 

4ème constat. L'Etat, d'une façon très opaque, a cédé le contrôle de l'A480 à la société autoroutière AREA. AREA s'est dit prête à mettre 300 million d'Euros dans l'aménagement de l'autoroute. AREA n'est pas une organisation caritative, elle va vouloir récupérer son investissement avec, en plus, du profit. Evidement elle va chercher cet argent dans les poches des Grenoblois, l'installation d'un péage semble plus que probable. Donc les pouvoirs publics ont permis la prise en otage des automobilistes en privatisant l'autoroute principale de l'agglomération, tout en oubliant d'investir suffisamment dans les alternatives à la voiture.

 

5ème constat. En matière de transport en milieu urbain, a-t-on vraiment tiré les leçons de la concurrence entre voiries urbaines et lignes de tramway ? Souvenons-nous : un lobby présentait la réalisation de la Rocade Nord de Grenoble comme la solution miracle à tous les problèmes de transports de l’agglomération grenobloise. Heureusement ce projet n’a pas abouti, et la ligne C de tramway a, pour un coût très inférieur, réduit la circulation routière en ville et amélioré la qualité de vie des riverains des Grands Boulevards. Le fait que les prix de l’immobilier ont augmenté fortement le long de la ligne de tramway démontre l’attractivité des transports en commun. Il est peu probable que l’élargissement de l’A480 provoquera une flambée des prix de l’immobilier le long de cette autoroute urbaine.

 

Conclusion :

Ce système toute voiture est le système que nous avons poussé depuis un siècle. On ne réfléchissait pas trop aux impacts sur la santé, que ça soit en termes de pollutions ou de conséquences de l’inactivité physique. 500.000 morts sur les routes depuis 1945 sont à déplorer. L'épuisement du pétrole est pour demain, il faut se préparer dès aujourd'hui. Le changement climatique est une réalité, mais il semble qu'il reste aux manettes des gens encore nostalgiques des trente glorieuses, époque où le gaspillage d'énergie ne posait pas de problème. Par contre la voiture individuelle arrivera inévitablement à sa fin. La question est : voulons-nous voir cette réalité d'en face ? Et si oui, quand allons-nous arrêter de dépenser des millions pour prolonger un système qui n'a pas d'avenir. Nous ne pouvons pas dépenser notre argent deux fois. En choisissant d'investir dans le bitume, les décideurs publics ferment la porte aux options moins polluantes et plus efficaces Pourquoi pas s'inspirer des pays qui ont déjà, avec beaucoup de succès, lancé un changement de système ? Nous devons mettre chaque euro dans les alternatives pour développer un système de transport du 21ème siècle.

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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 18:41
Bonjour à tous, 
 
Les Amis de la Terre Isère vous convient à leur réunion mensuelle qui se tiendra le jeudi 1er mars de 18h à 20h dans la MNEI en salle Abeille. 
Au programme, nous feront le point sur les démarches en cours : 
- action juridique sur la qualité de l'air à Grenoble 
- enquête d'action sur l'Effondrement
Nous reprendront ensuite l'actualité sur le dossier Lyon-Turin Ferroviaire et mettront au point une note sur la mobilité dans notre Région, en écho au Rapport Spinetta. 

N'hésitez pas à nous proposer d'autres axes d'action lors de cette rencontre. 

 

A jeudi ! 

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 09:34
Et si l'Homme n'était pas toujours un loup pour l'Homme ?

Ci-joint un article de Jean-Luc Porquet publié dans le Canard Enchainé, qui aborde la question de l'entraide, caractéristique centrale de l'Homme que nos sociétés modernes ont voulu oublier au profit de la concurrence. L'entraide, c'est justement le titre du nouveau livre de Pablo Servigne, qui décrit parfaitement ce phénomène. L'Homme comme tout être vivant est souvent réduit à un simple être compétitif, mais peut plus souvent qu'il n'y parait se comporter comme   un être coopératif. 

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 11:58

Les Amis de la Terre Isère vous invitent à une réunion d’information le jeudi 11 janvier à 18h à la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère de Grenoble, salle Abeille.

 

L'enquête publique sur l'autoroute A480 touchant bientôt à sa fin, nous ferons le point sur les suites envisageables à notre contribution. 

Par ailleurs, nous aborderons à nouveau le sujet de la pollution atmosphérique à Grenoble, et des diverses réponses apportées ou non par la Préfecture aux épisodes de pic de pollution. 

Enfin, nous aborderons à nouveau le sujet de l'effondrement possible de la société, telle qu'on l'a connait aujourd'hui, et feront le point sur les divers travaux des Amis de la Terre sur ce thème de recherche. 

 

A jeudi !

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 20:35

Ouverture de l'enquête publique portant sur l’aménagement de l’A480 et de l'échangeur du Rondeau

Une enquête publique relative à la déclaration d’utilité publique concernant l’aménagement de l’A480 et du Rondeau dans la traversée de Grenoble, et sur la mise en compatibilité des Plans Locaux d’Urbanisme des communes de Echirolles, Saint-Egriève et Saint-Martin-le-Vinoux a été ouverte. 
Cette enquête se tiendra du lundi 20 novembre au jeudi 12 janvier 2018 inclus sur le territoire des communes  de Echirolles, Grenoble, SaintEgrève, Saint-Martin-le-Vinoux, Fontaine, Sassenage, Seyssinet-Pariset et Seyssins. 

Ce projet concerne la réalisation de : 
- l’aménagement à 2x3 voies de l’autoroute A480 entre la bifurcation A48/A480/RN481 et l'échangeur du Rondeau, sous maîtrise d'ouvrage de la société AREA

- l'aménagement de l'échangeur du Rondeau sous maîtrise d'ouvrage de l'État (Ministère de la Transition Écologique et Solidaire)représenté par le préfet de région Auvergne Rhône-Alpes et déléguée localement à la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL Auvergne Rhône-Alpes) : il comprend le réaménagement de la RN87, dénommée Rocade Sud entre l'échangeur du Rondeau et le diffuseur des États Généraux.

Invitation à contribuer à l’enquête publique 

Les Amis de la Terre Isère contribuent à cette enquête et vous invitent à écrire vous aussi sur le registre d’enquête publique. 
En effet, les AT Isère s’investissent depuis plus de 30 ans dans la lutte contre la pollution de l’air dans l’agglomération grenobloise, et estiment que le projet constitue une menace pour la qualité de l’air de l’agglomération grenobloise, tant pour l’environnement que pour la santé de ses habitants (cf nos observations p.3 du cahier d’acteur du Débat Public sur la liaison Grenoble-Sisterons 2005). 

La contribution des AT Isère à l’enquête vise surtout à recentrer le projet sur l’échangeur du Rondeau seul, dont la concertation préalable de 2011 avait montré qu’il faisait consensus et constituait l’outil majeur d’une bonne résolution des flux de circulation. 
L’autre volet de notre contribution porte sur un point important ayant fait consensus en 2011, et dans le protocole d’intention de 2016 : la limitation de la vitesse à 70 km/h sur cette section de la voirie. Mais cela a disparu dans le document présenté à l’enquête publique. 

Pourtant, la limitation de la vitesse permet d’avoir des perspectives positives sur la réduction de la pollution, des conditions de circulation améliorées, une baisse des nuisances pour les riverains, et enfin une baisse significative des accidents, en témoignent les récentes observations du périphérique parisien. 
Ci-joint, la contribution des Amis de la Terre à l’enquête publique ainsi qu’un article de presse sur les conséquences positives de la limitation de vitesse sur le périphérique parisien. 

Modalités de consultation de l’enquête publique et de contribution à ladite enquête

Pendant la durée de l'enquête, le dossier d'enquête publique est consultable :
- sur support papier, en mairies de Saint-Martin-le-Vinoux, Saint-Égrève, Echirolles, Grenoble (siège de l'enquête), Seyssinet-Pariset, Sassenage, Seyssins et Fontaine.
- sur internet à l'adresse suivante : www.isere.gouv.fr - onglet publications - rubrique Mises à disposition - Consultations etenquêtes publiques - sous-rubrique Enquêtes publiques.
sur un poste informatique, en mairies de Saint-Égrève, Sassenage, Fontaine, Grenoble et Echirolles. 

Le public pourra formuler ses observations par courriel transmis à la commission d'enquête par voie électronique à l’adresse suivante : enquetepubliquea480rondeau@orange.fr
Ces observations seront jointes au registre d'enquête de la mairie de Grenoble et seront consultables par le public dans les meilleurs délais sur le site internet susmentionné.
Les observations et propositions écrites sur ce projet peuvent également être adressées par voie postale en mairie de Grenoble, siège de l'enquête à :

M. le président de la commission d'enquête 
Enquête publique "Aménagement de l'A480 et de l'échangeur du Rondeau"
Mairie de Grenoble
11 boulevard Jean Pain,
CS 9106638021 Grenoble cedex 1

Les observations formulées par voie postale sont annexées au registre d'enquête tenu à disposition au siège de l'enquête.

Contribution des Amis de la Terre de l'Isère à l'enquête publique 

 


Rappel de la position des Amis de la Terre dans le Débat public 2004 / 2005 sur la liaison Grenoble - Sisteron : 

Socle (voir le cahier d’acteur des Amis de la Terre joint) : 


- Ne pas favoriser l’accroissement du trafic dans la traversée de Grenoble dans la perspective du prolongement de l’A51 

- Ne pas augmenter la pollution de l’air dans l’agglomération Grenobloise, à commencer pas les riverains de la voirie urbaine 


Même si le contexte a partiellement évolué, nos préoccupations et nos objectifs restent les mêmes. Ils constituent la base de nos contributions à la présente enquête. 

I. Le protocole d’intention du 10 novembre 2016 n’est ni présenté ni respecté dans le projet actuel  « une vitesse limitée à 70 km/h ».

Il manque dans le dossier d’enquête un document important, pourtant signé par les maîtres d’ouvrage (AREA et Etat) et les collectivités, département, et métropole. Ce document insiste sur la diminution des vitesses au moins entre le diffuseur du Vercors et le diffuseur de Louise Michel. Il est bien indiqué que toutes les parties prenantes au protocole conviennent de l’intérêt d’une vitesse limitée à 70 km/h. Pourquoi ceci n'est pas intégré dans le projet ? 
La preuve a été maintes fois apportée, en France et ailleurs en Europe, qu’une telle limitation entraînait un gain d’efficacité dans la gestion des flux de circulation, et une diminution notable des pollutions issues de la circulation. Mais cela n’a pas empêché que soient émises sur ce sujet, encore récemment, de notables contre-vérités. 
Cette omission dans l’actuel projet nous parait être une lacune majeure, justifiant à elle seule l’étude d’une contreproposition incluant cette mesure. 

II. Quelle prise en compte de la concertation préalable effectuée en 2011 alors que le projet était très différent de celui présenté actuellement ? 

Cette concertation avait permis de dégager un consensus sur l’intérêt d’une vitesse limitée à 70 km/h (cf point précédent) et sur le rôle essentiel d’une amélioration de l’échangeur du Rondeau. 
Il nous semble donc que l’ancien projet dont l’Etat était maître d’ouvrage, correspondait mieux, pour un coût nettement plus faible, à la solution des problèmes posés, et qu’il serait utile en termes d’utilité publique de vérifier quelles pourraient être les améliorations apportées à la fluidité du trafic par l’aménagement du seul échangeur du Rondeau. 
Ce point pourrait justifier à lui seul l’étude d’une contreproposition incluant cette mesure.

III. Non prise en compte du contexte global de décroissance des flux de circulation dans l’agglomération grenobloise 

Dans le projet qui nous est présenté, la base de prévision des évolutions du trafic s’appuie sur les évolution démographiques à l’horizon 2020 et 2030. Or, les politiques publiques menées de longue date dans l’agglomération pour diminuer le recours à l’automobile ont eu un impact positif sur la répartition des parts modales, et la tendance parait être une poursuite et une amplification de ces politiques publiques. L’actuel projet d’augmentation de capacité de l’A480 dans la traversée du centre de l’agglomération va à l’inverse des politiques publiques précitées, et donne un signal d’encouragement à l’utilisation de la voiture individuelle, pour un montant d’investissement qu’il serait préférable de consacrer à l’amplification de l’effort sur des transports en commun efficacement implantés (mais ce n’est pas l’objectif prioritaire du maître d’ouvrage actuel). 

En conclusion, les AT38 déposent sur le registre d’enquête publique les observations ci-dessus exprimant fortement leur souhait d’une prolongation de l’enquête publique, dont l’objectif prioritaire serait d’élaborer une contreproposition à l’actuel projet, de façon à : 


- Instaurer un projet limitant la vitesse à 70 km/h dans la traversée urbaine

- Vérifier l’impact sur la fluidité du trafic de l’échangeur du Rondeau réalisé seul, sans modification du gabarit de l’A480 dans la traversée du centre de l’agglomération

Il nous parait enfin qu’une réunion publique se situant avant la fin de l’enquête publique serait la condition nécessaire pour clôturer de façon pleinement démocratique  cet exercice démocratique qu’est une enquête publique. 
Ce serait le moyen simple et direct d’échanger des informations sur ce dossier entre acteurs n’ayant pas nécessairement les mêmes points de vue ; ceci étant de nature à faire émerger des solutions alternatives à celles du projet mis à l’enquête. 
Nous sommes à votre disposition pour vous rencontrer si vous souhaitez avoir plus de détails sur notre position, et nous vous assurons de notre respectueuse considération. 

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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 18:45
Les Amis de la Terre vous invitent à leur réunion mensuelle qui se tiendra le mardi 5 décembre. Elle se tiendra à la MNEI en salle Abeille, de 18h à 20h. Nous aborderons plusieurs sujets lors de cette rencontre : 
 
1- Accueil des nouveaux arrivants
 
2- Bilan "de mi-mandat" de la mission service civique de Maïa Boutet et calendrier prévisionnel pour la suite
 
 

3- Le point sur les différents axes d'actions des A.T.38 . Quelles implications possibles pour les adhérents et sympathisants ?

  • l'enquête publique sur le projet d'élargissement de l'A480 dans la traversée de Grenoble (enquête ouverte depuis le 20 novembre - voir site de la préfecture de l'isère). Des éléments d'information et de réflexion . Les impacts sur la qualité de l'air. Quelle expression pour les A.T. 38 ? Quelle expression pour les adhérents, à titre individuel ?
  • les projets d'actions pour faire respecter les mesures prévues par le Plan de Protection de l'Atmosphère (PPA). Sur quelles bases ?
  • Présentation du document d'enquête des AT38 sur la perspective d'Effondrement de notre société, et la réaction du public à cette information. Chacun pourra proposer un questionnaire à son entourage et recueillir les réponses et réactions d'ici début janvier 2018 . Présentation du projet de manifesteà élaborer dans le court terme avec des personnalités représentant diverses sensibilités, en vue de constituer la base d'un programme électoral visant à faire de l'agglomération grenobloise un lieu de transition

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 07:28

Les Amis de la Terre Isère vous invitent à une réunion d’information le jeudi 9 novembre à 18h à la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère de Grenoble, salle Noctule.

 

Nous recenserons tout d’abord les points estimés essentiels dans les sujets d'environnement actuels tout en faisant un rappel des principales actions menées par Les Amis de la Terre France et Les Amis de la Terre International

 

D’autre part, nous préparerons l'enquête publique sur l'aménagement de l'A 480 qui se tiendra du 20 novembre au 28 décembre 2017.

Sur ce dossier important l'OBJECTIF est que d'autres acteurs que les élus, les chambres consulaires et les porte-parole du lobby du B.T.P. viennent exprimer leur avis sur les registres de l'enquête publique, en mairie ou à la Métro.

Nous ferons le point sur les principaux éléments du dossier, et réfléchirons à ce qui suppose un travail juridique en amont de l'avis fourni par les A.T. , et à ce qui peut faire l'objet d'avis consignés individuellement. Rappelons que ce dossier comporte un important enjeu de santé publique.

 

Ensuite, nous discuterons du film documentaire "l'eau ne tombe pas du ciel" d'Henri Tidy, traitant de la question de l'eau en Palestine et au Proche Orient. Ce film a été présenté dans de nombreuses classes de collège et de lycée. L'OBJECTIF est que des adhérents des A.T. acquièrent l'autonomie suffisante pour démultiplier les séances de présentation de cet outil pédagogique de premier ordre qui ouvre la porte à de multiples pistes de réflexion.

 

Par ailleurs, nous ferons l’état d’avancement du dossier Lyon/Turin Ferroviaire

Ce projet est actuellement en pause (sur décision de la Ministre des Transports) mais toujours menaçant. Nous disposons de tous les éléments d'information sur ce conséquent projet, gigantesque et gaspilleur d'argent public, inutile puisque la voie historique et le tunnel de Modane, modernisés, sont dès maintenant capables d'assurer très largement et le trafic actuel et le trafic envisagé.

Notre objectif est de faire mieux connaître les enjeux du dossier (les camions sur les trains, maintenant, pas dans 30 ans , c'est moins de pollution dans les vallées alpines) à l'occasion, par exemple, des pics de pollution  hivernaux . Une communication régulière sur le sujet serait souhaitable, et pourrait se faire sous la forme de lettre aux élus et responsables économiques et sous la forme de communiqué de presse, à l'occasion de faits nouveaux, de congrès, sessions, etc...

Une ou deux personnes peuvent se charger de ce très utile suivi.

 

Notre société va vers son effondrement, à court terme. Le scénario est avéré, les courbes vérifiées et convergentes. Il ne s'agit plus, comme il y a quarante ans de tirer la sonnette d'alarme pour appeler à changer de direction : le mur est en face et nous y allons en klaxonnant.

Le dernier objectif de cette réunion sera de discuter de ce sujet fondamental et de se demander  comment en parler.

Nous disposons d'une documentation solide sur le sujet. Comment l'utiliser pour parler de cela, sans provoquer de réaction de déni ou d'agressivité ? Et en jetant les bases d'attitudes lucides, pour sauver collectivement  ce qui peut encore être sauvé.

PROPOSITIONS : ceux qui le veulent abordent le sujet avec un contenu à définir auprès de 5 personnes proches et notent leur réaction.

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