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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 22:54

Technologies ou décroissance ?

Une soirée organisée par Les ami-e-s du Diplo
le mardi 23 février à 20 h 30 au Tonneau de Diogène

 

Rencontre avec Thierry Caminel sur le thème "technologies ou décroissance"?

Le rôle du progrès technique pour résoudre les problèmes énergétiques et environnementaux est un point d’achoppement important entre citoyens ayant une réflexion sur l’évolution de nos sociétés. Quelle place pour les "green techs" dans le futur ? Peut-il y avoir une croissance verte ?

Cet exposé, basé sur une approche quantitative, permettra d’y voir plus clair sur les liens entre environnement, énergie, progrès technique, croissance économique et développement humain.

 

Mardi 23 Février à 20h30 en libre accès au Tonneau de Diogène, 6 place Notre Dame, 38000 Grenoble. Tél. 0476 42 38 40 (Tram B : arrêt Notre-Dame)

Evenement organisé par Les ami-e-s du Monde Diplomatique, pas si diplomatiques que ça

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 20:05
Les Amis de la Terre  Isère sont heureux de vous inviter à la projection de leur film "Grenoble 2030" le lundi 1er février à 18 h à la Maison de la Nature et de l'Environnement Isère (MNEI). Cette projection sera suivie de notre assemblée générale.
Grenoble2030.jpg
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 13:15


Plus que 10 jours avant la conférence de Copenhague sur le climat, mobilisez-vous !
Faites signer l'ultimatum climatique, rendez vous sur : http://www.copenhague-2009.com/
link
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 09:21
16h> Ciné-débat à Naturissima (Alpexpo)

Grenoble 2030 : Quelle ville voulons-nous ?

L'urgence de la crise écologique nous impose de vrais choix politiques
s'inscrivant dans la durée. Notre région est en passe de se doter d'une
planification territoriale (SCOT) qui va définir pour 20 ans ses grandes
orientations d’aménagement. Les Amis de la Terre Isère proposent, un
film de réflexion autour de ce que pourrait être une ville humaine, viable
et pérenne. Ce film fait intervenir des personnalités connues qui
apportent un éclairage conceptuel et des citoyens qui se sentent
concernés par le devenir de leur territoire de vie.
Après la projection, Marc Peyronnard (réalisateur) et Etienne Spanjaard
(Les Amis de la Terre Isère) proposeront un débat avec le public et des
invités.

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 11:14
Toutes les personnes interessées par le sujet de la Rocade Nord sont invitées à participer à l'enquête publique en allant écrire leur remarques sur le registre disponible en mairie. Vous pouvez reprendre les remarques des Amis de la Terre Isère (voir document : Avis des Amis de la Terre sur la Rocade Nord), en ajouter d'autres ou encore vous inspirer des suivantes :

- Le dossier fait état d’une prospective 2035. A cette échéance, les hypothèses sont bien entendu très incertaines tant sur l’état du parc automobile que sur le coût du pétrole et sur les comportements individuels en matière de déplacements .

Or la pollution de l’air à Grenoble est un véritable souci et a un impact fort sur la santé publique en particulier à proximité de l’hôpital, et  d’autre part, la France est engagée par la réglementation européenne à une diminution de la pollution atmosphérique.  Nous devons demander des évaluations à l’échéance 2014 d’autant que nous savons  ( lettre de l’Ascoparg au Conseil général de l’Isère ) qu’elles existent .

 

- Le remboursement des annuités d’emprunt par le Conseil général  représente un montant que nous ne connaissons pas mais sans doute loin d’être négligeable. A coût constant, n’est-il pas envisageable, en cas d’abandon du projet RNG de dédier cette somme à augmenter le subventionnement des transports en commun.

 

- Il ne nous paraît pas anormal qu’une partie importante du coût de fonctionnement des TC soit pris en charge par la collectivité. Rappelons que certaines villes pratiquent même des TC gratuits pour les usagers et enregistrent de ce fait un développement de leur usage au détriment de la voiture individuelle.

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 11:10

ROCADE NORD DE GRENOBLE 

L’AVIS DES AMIS DE LA TERRE DE L’ISERE

 

Enquête publique 15 octobre au 1er décembre 2009

 

 

 

 

Préambule 

 

Les Amis de la terre sont une association internationale dont la branche française a été fondée en 1973 et reconnue d’utilité publique quelques années plus tard.

Le groupe de l’Isère a été créé en 1977.

L’objet de l’association est centré sur la préservation de la vie des habitants de la planète et donc sur la préservation de ses ressources naturelles, au premier rang desquelles l’air, l’eau et la biodiversité. La gestion économe des ressources énergétiques, en cours de raréfaction, fait partie de cette préoccupation.

Les Amis de la terre (AT) ont participé au plan national à l’élaboration du Grenelle de l’Environnement.

 

  • Le projet de Rocade Nord de Grenoble (RNG) nous concerne donc, comme nous concernent tous les projets d’infrastructures de transport ; et d’autant plus qu’il s’agit là d’un projet d’autoroute urbaine, le type même de projet que les conclusions du Grenelle I entendaient proscrire (cf. le vote en Assemblée Nationale du 16 juin 2009).

 

  • Les AT Isère avaient fait connaître leur point de vue à l’occasion de la consultation publique organisée en décembre 2008 et janvier 2009 (cf. pièce jointe). Plusieurs des points mentionnés (cf. surlignage) sont toujours pertinents dans le contexte du dossier soumis à enquête publique.

 

 

 

Dans une première partie nous fournirons notre avis sur les arguments avancés dans le dossier en faveur de la RNG.

 

Dans une deuxième partie nous formulerons un certain nombre de propositions complémentaires ou alternatives au projet de RNG.

 


 

I-                         LES ARGUMENTS FOURNIS PAR LE MAITRE D’OUVRAGE

 

 

1-1                    « La RNG résoudra le problème des bouchons aux entrées de l’agglomération, essentiellement aux heures de pointe ; bouchons qui provoquent         - 8 000 heures  (chiffre indiqué par M. BAÏETTO)

                                               - 36 000 heures (chiffre figurant sur le dossier d’enquête)  quotidiennement perdues par les usagers, et un accroissement notable de la pollution aérienne ».

 

 

Notre avis

 Comme déjà mentionné, la conclusion de l’étude de l’AURG réalisée en 2007 était : « la RNG n’améliore pas, voire dégrade les conditions d’accès à l’agglomération grenobloise en créant un appel de trafic sur des portions autoroutières déjà saturées en entrée d’agglomération. »

Cette situation serait encore aggravée par la non réalisation de la mise à deux fois trois voies de l’A 480. Sur ce sujet il est intéressant de noter l’avis de M. Jean VAYLET, président du Medef Isère : « seule la Rocade Nord ne résoudra pas tout. L’élargissement de l’A 480, qui relève de la responsabilité de l’Etat, est son complément indispensable. » J.V. oct. 2009

Or la lettre de M. BUSSEREAU, secrétaire d’Etat chargé des transports, adressée  à M. MIGAUD, député de l’Isère, datée du 31 août 2009 et transmise à M. BAÏETTO, vice président du CGI, vice président de la METRO  et président du SMTC, dit la position de l’Etat : « En ce qui concerne l’élargissement à deux fois trois voies des autres sections de l’A 480, l’importance du montant de l’opération (110 millions d’euros) et l’annonce du Conseil Régional de n’apporter aucun financement ne permettent pas d’envisager son inscription au PDMI 2009-2014. »

D’après cette lettre dans sa totalité, on peut faire le constat que l’Etat n’envisagera le financement de la mise à deux fois trois voies de l’A 480 qu’après 2014 ; ce qui signifie, vu l’ampleur du chantier, que cette opération ne sera pas achevée avant, au mieux, 2017. Quelle serait, d’ici là, la fonctionnalité de la RNG ?

Cet aspect n’est pas abordé dans le dossier d’enquête (voir plus loin notre proposition P1)

 

 

 

 

1-2                    « La RNG allègera la circulation sur la Rocade sud, et améliorera donc la qualité de vie de ses riverains »

 

Notre avis :

Le gabarit de la RNG ne permet pas le passage des PL. Ceux-ci continueront donc de transiter par la rocade sud, avec les nuisances y afférentes.

Par ailleurs, l’étude de trafic Egis Mobilité (2008) prévoit une diminution de seulement 5% sur la rocade sud, après la mise en service de la RNG.

 

 

1-3                    « la RNG ne génèrera pas de trafic supplémentaire. »

 

Notre avis :

Cela contredit le principe toujours vérifié qu’une nouvelle voierie entraîne une augmentation de trafic.

Par ailleurs les faits sont têtus : les prévisions socio-économiques indiquent que d’ici à 2012 les emplois augmenteront de 20% dans le Grésivaudan, contre 9% dans le Voironnais. Or la réserve foncière dans le Grésivaudan est très faible, comparée à celle du Pays Voironnais, et le prix du foncier très supérieur. On peut donc s’attendre au développement d’un scénario « dormir dans le Voironnais – travailler dans le Grésivaudan » encouragé par la RNG (voir plus loin notre proposition P2)

 

 

1-4              « On peut financer en même temps la RNG et le Tramway, puisque l’usager du tunnel paiera un péage. »

 

Notre avis :

 

1°)  Un premier point est à éclaircir : dans le dossier d’enquête volume III page 216, on peut lire : « aucune subvention publique ne sera versée pour l’exploitation et l’entretien de la RNG. » Or dans l’appel à concession, le CGI se déclare prêt à subventionner en plus de l’investissement l’exploitation de la Rocade qui pourrait être déficitaire, soit parce que le péage sera trop faible, soit par manque de trafic si le péage est trop élevé.

Cette contradiction pose un premier point d’obscurité.

 

2°) Le deuxième point est constitué par le montant du péage payé par l’usager. Dans le dossier d’enquête volume III page 182, il est fait mention d’un péage de 1 €  pour la partie centrale entre le Polygone et Michallon. Sur la base de 50 000 véhicules/jour le produit financier serait de 15,445 M.€  par an. Ce montant serait très insuffisant pour couvrir l’investissement effectué par le concessionnaire, si l’on retient l’hypothèse de 311 M.€ à amortir sur environ 40 ans. Même un péage de 2€ serait probablement insuffisant (voir plus loin notre proposition P3).

 

3°) Le troisième point litigieux est celui de l’évaluation du coût global de la RNG. On lit page 213 du volume III du dossier d’enquête que :

 les coûts de construction ont été fournis par le CGI : 490 M€ (année 2000)

et les coûts d’entretien établis par le CETE de Lyon :

            entretien courant annuel        4,30M€

            grosses réparations                2,26M€

 

Pourquoi dans un cas la source est-elle le CGI, dans l’autre le CETE ?

 

Il conviendrait selon nous que figure, dans le dossier d’enquête, l’ensemble des chiffres de l’évaluation financière du coût des travaux par le CETE de Lyon effectuée en avril 2008.

Il conviendrait aussi que figurent dans le dossier les évaluations :

-          du coût des études (taux DDE : 11,5% du montant des travaux)

-          des acquisitions foncières

-          des aménagements urbains

-          des déviations de réseau

 

Les coûts présentés paraissent soit incomplets, soit largement sous-estimés. C’est pourtant sur cette base que se fonde la décision des élus, et celle des citoyens. Et si l’on estime comme nous, que le développement durable a un sens, on ne peut que craindre que des dépenses aussi lourdes et aussi mal évaluées n’hypothèquent l’avenir de la prochaine génération ; et que, pour rester dans le domaine des transports, ce qui est dépensé là, au prix d’un endettement durable, ne puisse être dépensé ailleurs, c'est-à-dire dans le développement des transports en commun.

 

 

1-5              « La Rocade nord est indispensable »

ou « la Rocade est la seule réponse possible à la question des déplacements dans l’agglomération. » M. BAÏETTO, vice président du CGI, vice président de la Métro, président du SMTC,

 mais aussi  « Si on renonce à la Rocade, on assistera soit à une diminution de la mobilité, soit à un afflux de voyageurs vers le transport public » (et dans ce cas, on aura un problème de financement), M. BAÏETTO, dans « Infrastructures et Mobilité », avril 2009,

et encore « Le même scénario sans rocade nord génère des niveaux de trafic élevés sur les axes de la zone d’étude et notamment sur l’A48, indiquant la nécessité de réaliser des mesures volontaristes en faveur des transports en commun. », in « Dossier d’enquête, volume 3, page 187.

Ainsi donc, la première phrase de Mr Baïetto est à reformuler au vu du contenu de la seconde et de celle contenue dans le dossier d’enquête. Cela deviendrait : « Une réponse parmi d’autres à la question des déplacements dans l’agglomération passe par l’augmentation des moyens mis dans les transports publics. Une autre réponse est la RNG. Il reste à comparer les coûts et la fonctionnalité de ces deux scénarios ».

 

(Voir plus loin notre proposition P4)

 

 

 

 

II-                NOS PROPOSITIONS

 

Proposition P1

 Il conviendrait de procéder à une évaluation des flux transitant par la bretelle de la RNG se raccordant à l’A 480 et à ceux transitant sur cet axe, pour savoir quels ralentissements et bouchons pourraient se produire en fonctionnement normal,combien d’heures par jour. Et dans quelles conditions pourrait s’effectuer la mise à deux fois trois voies de l’A 480, quand ceux-ci seront entrepris, après la mise en service de la RNG.

 

Proposition P2

 Il conviendrait de reprendre les études effectuées par le CGI sur le projet Ysis de tramway périurbain entre Moirans et Crolles. Le prolongement de la desserte entre Crolles et Brignoud pourrait recourir à une solution technique autre : un projet de transport par câble a déjà été étudié.

Nous proposons qu’un chiffrage soit opéré quant à la mise en œuvre de ces solutions qui ont fait la preuve de leur efficacité à Karlsruhe et à Montpellier, dans des bassins de population comparables.

L’usage complémentaire  de TER sur une partie de ces axes (Grenoble – St Egrève – Moirans) serait bien sûr à prendre en compte.

 

Proposition P3

Nous proposons que soit effectuée une étude de faisabilité financière associée à une étude de fréquentation de la RNG :

      -           avec un péage de        2€

      -           avec un péage de        2,50€

      -           avec un péage de        3€

 

Proposition P4

Nous proposons l’étude d’un scénario fondé sur la deuxième hypothèse formulée par M. BAÏETTO : le soutien aux transports publics, en cherchant de nouvelles sources de financement, au premier rang desquelles le péage urbain (dont l’Etat s’est dit prêt à autoriser l’expérimentation).

Nous proposons l’étude d’un projet de péage urbain dans la ville de Grenoble. Il s’agirait d’évaluer ses effets sur la circulation dans la ville centre, et dans la zone périurbaine. Il s’agirait de comparer ses résultats escomptés à ceux résultant de la mise en service de la rocade nord. Il s’agirait enfin de comparer les coûts respectifs de ces deux projets.

 

Proposition P5

Investir 700 à 900M€ pour parvenir à encore plus de circulation automobile globale (intra-muros et périurbain), alors que ce qui est en perspective c’est la diminution d’un facteur 4 de l’émission des gaz à effet de serre, cela nous paraît être un très mauvais choix pour notre avenir de grenoblois et d’habitants de la planète terre.

Nous proposons donc l’étude d’un projet alternatif à la RNG, composé d’un ensemble de solutions auxquelles il conviendrait d’affecter la même enveloppe financière qu’au projet de rocade nord.

Ceci aurait déjà dû, de longue date, être fait. L’urgence planétaire, les conclusions du Grenelle de l’Environnement en font une urgence absolue.

 

 

 

 

CONCLUSION

 

Nous demandons à la Commission d’enquête de donner un avis défavorable et de refuser l’utilité publique de ce projet de rocade nord.

 

Nous demandons à la Commission d’enquête de soumettre nos propositions P1, P2, P3, P4, P5 au maître d’ouvrage.

 

Nous vous prions d’agréer l’expression de nos salutations citoyennes,

 

 

 

                                                                            Grenoble, le 6 novembre 2009

 

 

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 07:22


Le programme des deux jours :

Mardi 5 mai

18h30 - 19h15 : "Pourquoi un collectif sur les enjeux des nanotechnologies à Grenoble?", interventions de Jean Caune, Vincent Comparat et Jacqueline Collard, membres du CENG.
19h15 - 19h45 : Projection d'une vidéo conçue par le CENG (réalisation Marc Peyronnard), "Les nanos à Grenoble".
19h45 - 20h30 : Collation campagnarde.
20h30 - 22h30 : "Les engagements citoyens : où en est-on ? ", interventions du professeur William Dab, ancien directeur général au ministère de la Santé, chaire Hygiène et Santé au CNAM, de Mariano Bona, syndicaliste à STMicroelectronics et de François Auguste, vice-président du Conseil régional, délégué à la démocratie participative.
Débat général.

Mercredi 6 mai

17h - 18h30 : Dorothée Benoit Browaeys signera son ouvrage Le meilleur des Nanomondes qui vient de paraitre chez Buchet Chastel, à la librairie de l'Université, Le Square, rue de Sault, Grenoble.
18h30 - 19h30 : "Nanotechnologie, médecine, santé : quelles questions ?", interventions du professeur Jacques Demongeot, TIMCE, et Patrice Marche, biologiste, directeur de recherche, INSERM, Raymond Avrillier, ancien conseiller municipal de Grenoble et ancien vice-président Métro.
Questions et débat.
19h45 - 20h30 : Collation campagnarde.
20h30 - 22h30 : "Les nanotechnologies : en faire une affaire publique", interventions de Jean-Yves Goffi, philosophe, Dorothée Benoit Browaeys, auteur du livre Le meilleur des Nanomondes, Gilles Hérard-Dubreuil, consultant chez Mutadis.
Débat et perspectives.

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 08:28

Communiqué de presse

 






Groupe Isère

Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère

5 place Bir- Hakeim  38000 Grenoble

isere@amisdelaterre.org

 

Les Amis de la Terre Isère s’opposent à la candidature de Grenoble aux Jeux olympiques d’hiver de 2018

 

 

L’empreinte écologique des Jeux Olympiques d’hiver

 

La question des JO est d’actualité, quel que soit leur lieu d’implantation. C’est une question sensible, car les enjeux économiques, politiques et sportifs sont forts. Sans minimiser l’importance de ces dimensions, nous estimons que dans le présent contexte l’urgence est de procéder à l’évaluation la plus précise possible de l’empreinte écologique des Jeux Olympiques d’hiver.

 

Le contexte : Sans qu’il soit besoin de le détailler ici, il est bien sûr celui

- des ressources énergétiques fossiles en cours de raréfaction accélérée,

- de la précarité aggravée d’une proportion croissante de la population mondiale,

- de changements climatiques majeurs aux conséquences très inquiétantes pour la vie sur terre.

On ne peut donc plus poser la question des jeux olympiques comme on la posait il y a vingt ans, à fortiori comme il y a quarante ans (sauf si l’on était écologiste)

C’est pourquoi les Amis de la Terre estiment indispensable de procéder à cette évaluation, à partir de laquelle chacun  pourra se positionner.

 

Aspects institutionnels

 

Dans la grille des 11 critères de sélection du comité international olympique (CIO), les critères environnementaux (conditions et impacts) viennent en dixième position, et représentent 2 points de coefficient sur 35. Et l’on peut constater que pour les JO de 2014 la ville de Sotchi, finalement retenue, avait le projet environnemental le plus bas (5-6 sur 10), Salzbourg (8-9 sur 10), Peyongchang (7-8 sur 10). Les critères environnementaux, prenant en compte le souci des équilibres naturels,  ne sont absolument pas déterminants.

C’est juste un thème de discours sacrifiant à la mode du développement durable.

 

Aspects en relation avec l’aménagement du Territoire

 

A – L’exemple de la région urbaine grenobloise

 

Dans ce domaine, l’expression des décideurs économiques et politiques de la région grenobloise est sans équivoque : « les JO, c’est quoi ? les JO c’est le BTP, c’est les infrastructures routières » (le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Grenoble, FR3, 09/09/2008)

 

Par ailleurs, le projet GIANT incluant la réalisation de la Rocade Nord de Grenoble, est clairement mis en relation avec le «  projet olympique » par le maire de Grenoble, ainsi que l’élargissement de l’A 480 et l’augmentation des capacités de l’aéroport de Saint Exupéry. Selon cette logique,  la réalisation de l’autoroute A51 jusqu’à GAP devrait faire partie des mesures de « l’indispensable désenclavement de la ville ».

 

Tous ces projets vont dans le sens de la réalisation d’une continuité urbaine, une mégapole allant de Genève à Valence : le contraire d’une ville à taille humaine préservant les espaces agricoles et naturels, dont la prochaine génération aura le plus grand besoin.

 

Un modèle de développement incompatible avec les données écologiques du très proche futur.

 

 

B – Le cas des JO de Turin 2006 (500 000 spectateurs + 2 500 athlètes)

 

Ces Jeux sont présentés comme l’exemple type des Jeux écologiquement propres et promoteurs d’un développement durable.

Selon les données rassemblées par Legambiente (consultables sur son site), la plupart des 65 structures construites pour l’occasion sont au cœur de plusieurs controverses : stades à démolir ou à réadapter, gares ferroviaires en friches, parkings géants inutiles et/ou inadaptés – pistes de bobsleigh et tremplins peu ou pas utilisés (exemple à rapprocher du tremplin de Saint Nizier, abandonné depuis 1972).

 

Les coûts financiers et écologiques sont très importants :

des dizaines de millions d’euros, sans retour d’investissement

des centaines d’hectares artificialisés aux dépens de surfaces agricoles

des dizaines d’hectares de forêts transformées en friches, ou en espaces bétonnés

 

Eau et énergie (source site CIPRA Commission Internationale pour la PRotection des Alpes)

 

En deux semaines les JO de Turin ont consommé autant d’eau qu’une ville de 600 000 habitants pendant un an.

Il est plus difficile d’évaluer la quantité d’énergie consacrée à la construction de 80 grands ensembles, comme à Pragelato, structures aujourd’hui fantômes et attendant de problématiques acheteurs.

La dette résultant des JO de Turin (63,6 M€) constitue au-delà de la dimension purement financière hors du champ de notre évaluation, un problème écologique d’aménagement du territoire. Les investissements publics potentiels sont asséchés par cette dette. C’est du non développement durable garanti.

 

Impacts écologiques collatéraux

 

Très importantes mais très difficiles à évaluer sont les surconsommations d’énergie -affichages électroniques-, de papier -affichages publicitaires – (Coca Cola, MacDo, etc…) de produits dérivés,  toutes consommations liées à la dimension commerciale, elle-même dimension incontournable des JO.

Il est raisonnable d’estimer que des Jeux se déroulant à Grenoble, Annecy, Nice ou Pelvoux amèneraient des impacts équivalents à ceux de Turin, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

De même, le formatage des paysages de montagne pour les rendre aptes aux accès et au déroulement des épreuves a toutes chances d’être aussi dommageable et aussi durable qu’on a pu le constater lors des jeux de Turin. 

 

Conclusions   

 

1 - On peut estimer que les projets Jeux Olympiques, Championnats du Monde et autres manifestations internationales peuvent être rendus écologiquement, économiquement et socialement acceptables, donc conformes aux standards du développement durable, aux conditions élaborées par CIPRA :

- consensus social et participation des citoyens : le CIO devra valider la candidature à la condition expresse que celle-ci repose sur un vaste consensus social. La participation des citoyens ne pourra se faire que par une information transparente et objective et par l’intégration de leurs représentants dans les instances de décisions.

- contrôle et sanctions : les candidatures devront respecter toutes les normes régionales, nationales et internationales en vigueur, sans possibilité d’y déroger par quelque moyen que ce soit. Le contrôle de ce respect doit être prévu et les écarts sanctionnés.

- fonds pour l’environnement et la reconversion des sites : les fonds garantissant la compatibilité entre le projet et l’environnement ainsi qu’à propos de la reconversion des sites devront être garantis par le CIO et les comités olympiques nationaux, et en aucun cas prélevés sur les comptes publics.

- transparence : les dates et les informations relatives à l’organisation devront être disponibles et accessibles au grand public.

- infrastructures : ne pourront être sélectionnées que les villes (ou régions) disposant déjà d’une bonne part des infrastructures indispensables.

- rapport à l’environnement : tous les projets devront être adaptés aux plus récents standards écologiques.

 

2- On peut aussi estimer que l’objectif de réduire les émissions de CO2 par un facteur 4 d’ici 2050 pour contenir le réchauffement climatique, c'est-à-dire réduire de 75% les émissions, impose de façon imminente de faire porter les premiers efforts sur les activités non vitales. Logement et transports de marchandises constituent des priorités. Le tourisme est une activité secondaire dont l’avenir est dans la relocalisation.

 

Si l’on a cette lecture, on est conduit à une position plus radicale : les JO d’hiver (et d’été très probablement) n’ont plus leur place dans notre futur immédiat, même si l’on ne retient comme base de calcul que le domaine des déplacements.

 

Si le tourisme en milieu montagnard a un avenir, en se relocalisant et en s’écologisant, il n’en est pas de même des manifestations du type JO qui supposent le déplacement de plusieurs dizaines, voire centaines de milliers de personnes sur de longues distances ainsi que l’installation sur place de milliers de résidents temporaires, à priori peu enclins à réduire leur empreinte écologique. Cela se traduit par une surconsommation d’énergie, d’eau et de services. La vie sur notre planète ne peut plus se permettre ce luxe !

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 10:41

Nous relevons dans le dossier qui nous est proposé et au regard de l'intérêt général, quelques lacunes:

 

            · Absence de  communication des conclusions de l'étude effectuée par l'AURG, dans sa version intégrale. Les conclusions de cette étude apportent des appréciations très négatives sur la fonctionnalité et les effets de la Rocade,

 

            · Absence de présentation d'un scénario alternatif à la Rocade Nord.

 

  Pire:
Le document de concertation, P 8, présente dans un encart, ce qui est supposé être le résultat d'un scénario sans rocade.

 

  Or: 
Le scénario de PDU sans Rocade Nord existe, il est élaboré par un collectif d'associations de l'agglomération.

                        -Ce scénario est clair, solide, étayé, il devrait donner lieu à une évaluation d'un niveau de précision comparable à celle du scénario du CGI, ceci est la règle dans le cas d'une procédure de débat public. Nous avons en tête, l'exemple récent du Débat Public sur la liaison Grenoble-Sisteron.

                        -La présentation de ce scénario alternatif a été  à plusieurs reprises demandé par le collectif d'associations (dont nous faisons partie), sans   recevoir de répons du CGI

 

            · Absence de garantie concernant:

 

a) Le contenu du dossier de concertation, en référence au point précédent.

 

b) Le traitement des réponses apportées par les habitants des communes concernées et     l'élaboration du bilan de la concertation.

 

Ces garanties, ne pourraient selon nous être apportées que par le cadre fourni par la procédure de Débat Public, ou par un cadre similaire à l'échelle du projet considéré et comportant la présence d'un magistrat.

 

Nous effectuerons  auprès du président de la CNDP, une démarche l'informant de l'évolution du dossier, dont il a déjà eu connaissance dans sa phase précédente (la consultation  de l'été 2007 à l'initiative du CGI).

 

 

             · Absence de l'avis fourni en mars 2007 par l'ASCOPARG, organisme chargé de la surveillance de la qualité de l'air dans la région grenobloise, à propos de ce projet. Cet avis précisait:

 

            « parmi l'ensemble des bâtiments présents sur une zone urbanisée, ceux recevant des publics     dits sensibles devront être protégés de pollutions. Il s'agit des crèches, écoles et établissements scolaires, des résidences pour personnes âgées et des établissements de soins. »

 

            Cette recommandation vise la réalisation d'une autoroute urbaine, la Rocade Nord, à proximité immédiate du CHU régional.  La non prise en compte de cet avis, nous paraît grave en matière de santé publique et   ouvre  probablement le champ à de multiples contentieux.

 

            · Absence des conclusions de l'étude de l'AURG, mentionnant comme effet probable de la Rocade Nord: l'augmentation du trafic automobile de transit, aux dépends des transports collectifs. 

 

Nous pouvons en déduire que la pollution d'origine automobile augmentera à proximité de l'infrastructure et dans l'ensemble de la cuvette grenobloise, en particulier pour les poussières fines, les dioxydes d'azote et l'ozone, avec un impact important en matière de santé publique.

 

Ces éléments qui vont à l'encontre des objectifs recherchés par le PDU, sont donc absents du dossier.

Il s'agit de graves lacunes, compromettant selon nous, la validité de cette procédure et la validité du projet lui-même.

 

Outre ces lacunes, majeures, dans le dossier de concertation nous relevons quelques incertitudes auxquelles il conviendrai de donner quelques éclaircissements techniques, faute de quoi nous les estimons fallacieux ou erronés.

 

 - Le traitement des ventilations intégré au tunnel, visant à réduire les pollutions, est une technique qui n'existe nulle part dans le monde.

             

            - Effectuer un bilan carbone de la Rocade Nord après réalisation pourrait conduire à quelle décision, s'il s'avérait négatif ? Faudrait-il reboucher le tunnel ?

 

Nous pensons plus prosaïquement qu'il y a ici une utilisation abusive d'un concept porteur et d'actualité pour teinter d’écologie un projet qui est si peu écologique

 

En conclusion, en l'état, ce dossier de consultation nous apparaît plus fait pour  la promotion d'un projet que pour  l'information objective destinée à un débat public. Il procède, selon nous, davantage d'une opération marketing tel qu'elle pourrait être menée par une firme commerciale, que d'une démarche de concertation menée par une collectivité publique.

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 13:14

Le tout récent site du CAIRN : Collectif pour des Alternatives Innovantes à la Rocade Nord de Grenoble, propose beaucoup d'informations sur les alternatives, les fausses idées sur la rocade et une pétition en ligne.

 

Pour vister le site et signer la pétition :

link

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