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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 22:07

VRAI en 2005, ENCORE PLUS VRAI en 2018

Deux raisons de plus pour participer à

la 3ème Marche pour le Climat le samedi 8 Décembre 2018

 

Le dossier de l’élargissement de l’A480 en sera la vedette. Pourquoi ?

Les Amis de la Terre de l’Isère l’écrivaient en 2005 dans le cahier d’acteur du Débat Public sur la liaison Grenoble-Sisteron, quand le risque était de voir l’agglomération grenobloise traversée par une voirie autoroutière à grand gabarit, l’A51.

Nous écrivions en conclusion :

« Du fait des conditions naturelles spécifiques du site de Grenoble, des tendances lourdes de la teneur en polluants de l’air de l’agglomération, des impacts sanitaires préoccupants de ces polluants et des perspectives d’augmentation de la circulation intense en périurbain :

La réalisation d’une liaison Grenoble/Sisteron de type lourde (autoroute/voie rapide 2X2) aurait des conséquences très négatives pour la santé de la population de l’agglomération grenobloise et apporterait une contribution non négligeable au réchauffement climatique.

D’une façon plus globale, consacrer de tels investissements à la réalisation d’une infrastructure opérationnelle en 2020 dans le contexte mondial du réchauffement climatique et de la raréfaction drastique annoncée des ressources pétrolières serait inconséquent ! Aujourd’hui l’urgence est d’investir dans des moyens de transports collectifs. »

 

Quoi de nouveau depuis ?

 

Officiellement, le projet A51 est abandonné. L’autoroute s’arrête, et s’arrêtera au Col du Fau.

 

MAIS le lobby autoroutier (Area) a obtenu de l’Etat,  dans des conditions d’opacité macronienne, la concession de l’élargissement de l’A480 dans la traversée de Grenoble.

Cela peut permettre de remettre en marche, si les circonstances s’y prêtent, le projet d’autoroute.

 

ET ALORS QUE l’augmentation du trafic escompté (Area n’est pas une entreprise humanitaire) ne peut que générer un accroissement de la pollution de l’air , cette pollution entraînant déjà aujourd’hui un décès prématuré  tous les trois jours dans l’agglomération grenobloise.

Aussi est-on en droit de se demander d’où viennent les commissaires enquêteurs qui ont pu écrire dans leur rapport que le constat des citoyens contributeurs est « inutilement alarmant ».

On peut savoir en tout cas où ils ne résident pas :

« Plusieurs milliers d’habitants sont exposé au dépassement de la valeur limite réglementaire aux dioxydes d’azote et tous résident en proximité des grands axes routiers. » Camille Rieux, référent d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

 

Un autre motif d’inquiétude est dans la réponse du préfet de l’Isère (D.L. du 28 novembre 2018) à son interpellation par la Ville de Grenoble, et à l’exposé des perspectives : « En décongestionnant le trafic routier, le projet A480-Rondeau participera à la lutte pour une meilleure qualité de l’air. »

Alors que c’est le traitement de l’échangeur du Rondeau dont on peut attendre une décongestion du trafic et non de l’élargissement de la voirie ; celle-ci amènera le même résultat que d’habitude : un accroissement du nombre de véhicules, et plus encore si l’autoroute A51, par malheur et corruption aidant, est poursuivie.

Qui sème des routes récolte des voitures. Et cela, même un préfet le sait.

 

Donc, le 8 décembre, nous manifesterons pour le climat, et aussi pour obtenir réponse à nos questions :

  • Quel est le contenu de l’accord de concession passé entre Area et le ministre Emmanuel Macron concernant l’aménagement de l’A480 ?
  • Qui est garant de la compétence des commissaires enquêteurs et de la validité de l’enquête qu’ils ont menée ?

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